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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 15:27

Quatrième de couverture :
 
Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l'appétit.
 
Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande. 
 
Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
 
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
 
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?
 
Mon résumé :
 
En Suède, juillet 2015, le cadavre d'une femme est retrouvé, ses attributs féminins en moins ...
L'enquête est confiée au commissaire Lennart Bergström, qui voit ses congés annulés, en prime, on lui colle une stagiaire dans les basques, Aliénor Lindberg, fille de.
 
En Angleterre, à Londres, une actrice a été enlevée, il ne reste que ses chaussures emballées dans un sac de congélation. La profileuses Emily Roy est en charge de l'enquête.
 
Ces deux crimes, distants de plusieurs milliers de kilomètres, ne sont pas sans rappeler ceux commis dix ans plus tôt, le problème est que Richard Hemfield, le présumé coupable est interné à l'hôpital psy de haute sécurité !
Pourquoi de nouveaux crimes commis une décennie, plus tard, qui plus est dans deux pays ? S'agit-il d'un copycat ? Sauf que certains éléments, non déclarés à la presse à l'époque, sont présents !
Une fois encore, une collaboration étroite entre les services de police suédois et anglais va avoir lieu, une fois encore l'auteure Alexis Castells va être impliquée, en première ligne, son compagnon ayant été tué par Richard Hemfield  ...
 
Mon avis :
 
"Mör" est le second roman de Johana Gustawsson, son précèdent "Block 46" a été unanimement salué par la critique et fait l'objet d'une traduction dans quinze langues, rien que ça !!
Alors, vous imaginez bien la pression qui pèse sur un numéro deux :p et pourtant, il n'a rien à envier à son grand-frère, loin de là !!
Johana Gustawsson nous offre-là, une suite à la hauteur de nos espérances, et même au-delà.
 
Un deuxième opus qui reprend les codes qui ont fait le succès de son prédécesseur : une enquête menée conjointement dans deux pays, un voyage temporel entre notre époque et l'Allemagne nazie et ses camps de concentration pour "Block 46", et notre époque et l'Angleterre victorienne en plein pendant la vague de meurtres du tristement célèbre Jack l'Eventreur !! Deux périodes qui me fascinent au plus haut point, il va sans die que ça en rajoute une couche dans mon enthousiasme.
 
Le fait de retrouver les protagonistes qui m'ont tellement charmé n'est pas moindre non plus, que ce soit le duo Emily/Alexis, deux femmes fortes et fragiles à la fois, les flics suédois comme anglais, les parents de Alexis, mais surtout sa mère, haute en couleur, à ceux-ci s'ajoutent de nouveaux personnages tout aussi intéressants et attachants, je pense bien sûr à Aliénor, irritante au premier abord, et Karla, la fliquette suédoise, moins froide que Emily, épanouie tant par sa condition de mère que celle de flic.
Sans oublier, Freda Wallin, qui a fui sa Suède natale pour trouver une vie meilleure à Londres, fin 18880, alors que Jack l'Eventreur sévit ...
 
Un rythme soutenu, à la limite haletant, des chapitres courts, oscillant entre les différents pays et époques, qui donnent l'ivresse, ivresse de savoir, ivresse de rester plongé dans ce livre, dont les pages pourtant défilent à trop grande vitesse !
Aucun répit ne nous est accordé, surtout pas lorsque l'on se retrouve en compagnie de Julianne, l'actrice disparue, on vit ce qu'elle vit, on devient Julianne et c'est avec un soulagement que nous quittons les chapitres qui lui sont consacrés.
La plume de Johana Gustawsson est si réaliste, on sent d'ailleurs la recherche faite avant l'écriture de ses romans, et ça, c'est encore un point positif.
Cette plume qui nous ensorcèle, nous fait douter et nous achève avec ses twists infernaux, je dévie quiconque d'avoir eu le fin mot de l'histoire ?! Elle est machiavélique cette Johana, et ce, pour mon plus grand plaisir :)
 
Une auteure qui a fait une entrée remarquée dans la cour des grands et ce, dès son premier roman, son second assoit sa place, qui sera amplement confirmée par le troisième, c'est certain !
 
Un grand merci à Lilas Seewald et Les Editions Bragelonne, pour avoir fait de moi l'une des heureuses lectrices de ce fucking roman en avant-première.
Un immense merci à Johana Gustawsson pour cette gentille attention tout à la fin du livre, ça m'a énormément touché, d'autant plus que l'on ne s'est pas encore rencontrées, mais ça ne saurait tarder :)
Encore un mot rapide, les couvertures simples sont souvent les plus efficaces, c'est le cas ici (comme pour "Block 46"), et le petit mot du grand R.J.Ellory devrait encourager les plus récalcitrants.
 
 
  • Photo : Edward Fielding / Arcangel Images
 
  • Illustrateur : Fabrice BORIO
  • Date de parution : 15/03/2017
  • ISBN : 9791028102371
  • Prix : 21.50 €
  • Nombre de pages : 312
  • Format : Grand format
  • Edition : Brochée

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

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Published by Demosthène
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