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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 12:38
L'homme que les arbres aimaient, Algernon BLACKWOOD - Ingrid-

Quatrième de couverture :

Considéré par Lovecraft comme son égal, célébré pendant des décennies comme l’un des maîtres du fantastique, Algernon Blackwood n’a pas en France le public qu’il mérite. La richesse de son œuvre, la puissance de son inspiration, qui va chercher jusqu’au fond des forêts les mystères qui hantent l’humanité, et sa maîtrise narrative lui vaudraient pourtant de nombreux lecteurs. C’est que Blackwood n’est pas de ces bricoleurs d’épouvante qui se ressemblent tous. Avec lui c’est toute la Création et la Nature, à la fois attirantes et inquiétantes, qui sont convoquées face à des hommes effarés de découvrir ce que leurs âmes recèlent.

La formidable puissance de suggestion de ce génie de l’étrange, de cet homme que les mots aimaient, se retrouvera dans les cinq longues nouvelles choisies ici.

Pénétrez dans l’univers unique d’Algernon Blackwood, l’« homme fantôme » si cher au cœur des Anglo-Saxons.

Mes résumés :

"Les saules" nouvelle parue en 1907.
Deux compagnons, aventuriers voyageurs, naviguent sur le Danube à bord d'un canoë, plus ils suivent le cours du fleuve, plus ils s'éloignent de la civilisation et s'enfoncent dans la forêt, à tel point que l'on est à même de se demander si l'homme a déjà foulé les îlots qu'ils aperçoivent de ci, de là.
Ils décident d'en acoster un afin d'y établir leur campement pour la nuit, une miriade de saules le peuple, des saules bruissant en continu dans le vent violent, leur donnant l'impression de respirer, des saules semblant se mouvoir à leur guise ...

"Passage pour un autre monde" nouvelle parue en 1946.
En Angleterre, Norman est un jeune homme presque comme les autres, il ne serait expliquer pourquoi mais souvent il n'a pas l'impression d'être tout à fait à sa place dans notre monde. Lorsqu'il fait la connaissance de Diane, il est persuadé qu'elle est comme lui, alors quand son richissime oncle invite Norman a venir chasser avec les meilleurs fusils anglais, il se doute qu'elle est derrière l'invitation.
De fait, elle a besoin de lui, qu'il la protège !
Sa mère a disparu dans la lande quand Diane était enfant, elle aurait été appelée par le Peuple Joyeux, peuple faisant partie du folklore de la région, où les disparitions sont légion surtout à chaque solstice.
Norman veut protéger Diane mais il se sent également très attiré par ces légendes ...
 
"Le piège du Destin"  nouvelle parue en 1964.
Il existe des maisons qui personne ne saurait dire pourquoi, ont une sinistre réputation, à tel point qu'elles restent inhabitées pendant longtemps, et si tôt qu'un malheureux en franchit le seuil, il est obligé qu'il y trouve la mort, toujours dans d'affreuses conditions.
La maison dont il est question dans cette nouvelle ne déroge pas à la règle.
John Burley en est le plus récent héritier, je vous passe les détails sordides qui en font la légende, mais John n'est pas quelqu'un d'impressionnable, il décide donc de réhabiliter la réputation de ce manoir en le transformant  en maison de convalescence !
Mais personne n'ose imaginer que ce projet aboutisse, personne n'est assez fou pour y passer ne serait-ce qu'une nuit !
Du coup, sa ravissante et jeune épouse lui soumet l'idée d'y passer une nuit entière, afin de prouver qu'il ne s'agit que de sornettes, c'est donc avec entrain que John, Nancy et Mortimer, l'un des plus jeunes et solides associés de Burley, s'apprêtent à prouver à la face du monde, tout au moins de la ville que cette maison est sans danger ...
 
"Celui que les arbres aimaient" nouvelle parue en 1912.
Mr Bittacy, retraité anglais des Eaux et Forêts, vit quelque part dans la campagne anglaise, une forêt jouxte son jardin, d'un peu trop près selon son épouse, mais elle ne se plaint pas, elle aime trop son mari pour ça, de même qu'elle ne se plaint pas de passer en second plan, car Mr Bittacy voue un amour incommensurable aux arbres ! Et ce depuis les lointaines années pendant lesquelles ils ont vécu aux Indes, lorsque Mr etait contraint de passer des semaines en pleine jungle.
Revenu en Angleterre, cet amour ne s'est pas tari, loin de là, alors lorsqu'un jeune peintre semble éprouvé la même passion pour les arbres, c'est tout naturellement que le couple, tout au moins Mr, l'invite à passer quelques jours au sein de leur cottage verdoyant ....
 
"La folie de Jones" nouvelle parue en 1907
John Enderby Jones est un employé de bureau dans une compagnie d'assurance, c'est un homme solitaire, un homme qui parle peu, non pas qu'il soit farouche ou timide, c'est juste qu'il a une sensibilité différente de ce qui nous entoure, ce monde, cette vie ne serait qu'une parmi tant d'autres, il est persuadé d'en avoir déjà vécu d'autres !!
Sentiment exacerbé lorsqu'il fait la connaissance de son nouveau supérieur, il le reconnait comme un ennemi passé, un homme profondément mauvais, un homme qu'il se doit de surveiller avant de pouvoir assouvir une ancienne vengeance, tel est son état d'esprit ...
 
Mon avis:
Quelle magnifique découverte que cet auteur, pourtant connu dans les pays anglosaxons et reconnu comme étant l'un des maîtres du fantastique !!
Quand j'ai lu le bandeau d'accroche de ce livre "Le maître absolu et indiscuté de l'atmosphère fantastique", ça m'a titillé mais quand j'ai lu la signature de cette phrase, à savoir de Lovecraft himself ! mon sang n'a fait qu'un tour !! Sur le moment, j'ai pensé à un fake, un genre de pub, alors j'ai fait des recherches (Google est mon ami ;p) et oui, Lovecraft est bien l'auteur de cette phrase, il était même un inconditionnel de Blackwood !!
Le plus surprenant, c'est que malgré ma Lovecraftittude, et tout ce que j'ai pu lire de lui, je ne me rappelle pas la moindre mention à propos de cet auteur !!
Erreur réparée grâce aux éditions de l'Arbre Vengeur, que je remercie doublement : d'abord la ré-édition de cet auteur, puis l'envoi de ce recueil de nouvelles, un immense merciiiiii <3
Je baigne dans le fantastique depuis, piouuuuu, très longtemps, ce genre fait partie de mes premières amours littéraires, même si mes goûts se sont diversifiés, mon amour reste intact, et c'est toujours avec un immense plaisir que je me plonge dans ce genre <3
Algernon Blackwood, que je découvre, est pourtant un auteur des plus prolifiques, cet écossais a parcouru le monde, a exercé plusieurs métiers, tout en écrivant, des romans, des nouvelles, des histoires pour la radio ... il est extrêmement connu, sauf dans notre hexagone, et c'est fort dommage !!
Comme beaucoup d'auteurs fantastiques, il se plaît à nous faire frémir, mais chez lui, point de monstres, d'aliens ou de morts-vivants, non, chez lui, c'est d'autres forces qui sont en oeuvre, celles de la nature, et c'est tout aussi flippant, mais tout aussi magnifique (enfin, question de point de vue)
Un auteur que j'ai aimé découvrir, et dont il me tarde de lire d'autres de ses écrits, ce recueil est une magnifique mise en bouche, ces cinq nouvelles sont juste ce qu'il faut d'angoissantes, le suspens y est savamment entretenu, un rythme qui peut paraître lent pour certains,et pourtant tout s'enchaîne crescendo, un style d'écriture qui peut sembler désuet et dérouter certains lecteurs, mais c'est tout ce qui fait son charme, en tout cas, moi je suis conquise et j'en redemande.
Un recueil que je recommande chaudement aux amateurs de fantastique et de livres "oubliés".
 
Traduit de l'anglais par Jacques Parsons
Préface de François Bon
Postface d'Alexandre Marcinkowski
Illustrations de Greg Vezon
 
ISBN : 9-782916-1416-71
384 pages
Parution : 15 avril 2017
 
 

 

 

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Published by Demosthène
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