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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 21:42

Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille.


Si je devais décrire ce livre en une seule et unique phrase, ce serait :
«Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance»

Pourquoi? Parce que ce roman est d'une noirceur sans fond!
On suit Strawl, ce flic à la vie pas facile, au destin tragique. Cet homme sur qui le malheur s'acharne. Cet homme qui a vécu tout un tas d'horreur. Qui n'a pas toujours fait que le bien. C'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui, il vit comme un ermite, seul avec son cheval, à dormir là où le vent le porte. C'est aujourd'hui un homme brisé par la vie, qui n'a plus peur de rien, et n'hésite pas une seconde à utiliser la violence pour arriver à ses fins.
Il part sur les routes accompagné (bien malgré lui) de son fils à la recherche de ce tueur d'indiens particulièrement barbare.
Tout en suivant les épopées sauvages des deux hommes, l'autre se penche sur le passé de Strawl et nous raconte ce qui lui est arrivé tout au long de sa vie. Ses amours, ses emmerdes, ses enfants, bref tout.
Petit à petit le personnage se dessine et on comprends le pourquoi de ses agissements.
Bruce Holbert nous fait découvrir des contrés éloignées de tout, entre forêts, plaines et grandes collines. Tribus indiennes et réserves naturelles. Il nous décrit les paysages sur plusieurs phrases, voire plusieurs pages par moment, mais... bordel ce que ça fait du bien. Le dépaysement est total et le voyage ne coûte pas cher!
C'est également tout un tas de personnages aussi étranges que violents qui va croiser la route des deux hommes, ce qui va nous valoir, vengeance, combats, violence, meurtres, sang, tripes.
L'écriture y est très bonne et malgré la noirceur total du roman, on se laisse embarqué dans cette histoire d'entre deux guerres (1930) avec un certain plaisir.
Et comme le roman ne commence pas de façon très joyeuse, il ne peut que mal finir, c'est écrit depuis le début.


Et parce qu'on pourrait croire que Brucel Holbert est le fils de Benjamin Withmer et Craig Johnson... juste pour ça, ça vaut le détour, non??

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Bruce Holbert - Animaux Solitaires - Éditios Gallmeister - 325 pages - 29/08/13

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Published by Demosthène
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