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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:56
Dan Wells - Nobody

Si l’envie vous prend de jouer au chat et à la souris avec un serial killer, dites-vous bien que vous serez
toujours la souris. L’avertissement, qui vaut pour tout le monde, ne semble avoir aucune prise sur John Wayne Cleaver. Obsédé par les tueurs en série, celui-ci n’a en effet aucun scrupule à entrer dans le jeu.
Il faut dire que John a un atout de taille dans sa manche : des pulsions homicides incontrôlables. Il lui arrive en effet à lui aussi, de temps à autre, de se transformer en monstre assoiffé de sang. Aussi a-t-il décidé de s’attaquer aux éléments les plus meurtriers de la société plutôt que de s’en prendre à d’innocentes victimes. Cette fois, le serial killer qu’il a choisi de défier en l’attirant dans sa petite ville tranquille de Clayton se nomme Nobody. Après quelques interminables semaines d’attente, des meurtres commencent enfin à ensanglant
er Clayton. Nobody est bel et bien là. Et la partie peut commencer.

"Démon: n. m.
Diable, malin esprit. Les démons de l'enfer. Une troupe de démons. Le démon lui a inspiré cela. Les ruses du démon.

Fig. et fam., C'est un démon, un vrai démon, un démon incarné, se dit d'une Personne et surtout d'un Enfant qui ne fait que tourmenter les autres. Quel enfant insupportable! c'est un vrai petit démon.

Fam., Avoir de l'esprit comme un démon, Avoir beaucoup d'esprit.

Il se prend aussi, dans le sens des Anciens, pour Génie, soit bon, soit mauvais. Le démon de Socrate.

Il se dit, au figuré, de la Cause à laquelle on attribue les inspirations de quelqu'un, la passion qui l'agite, etc. Quel démon vous agite? Le démon de la jalousie. Le démon du jeu le possède, s'est emparé de lui."



Dan Wells.... Je ne sais toujours pas vraiment quoi penser de sa trilogie.
C'est pourtant avec un grand enthousiasme que j'ai commencé la lecture de «Je ne suis pas un Serial Killer». L'écriture, le côté un peu décalé, l'humour noir, l'horreur, les pensées de John... tout ça me plaisait énormément. Tout était réunit pour en faire un énorme coup de coeur. Tout, sauf... l'identité du tueur... My gosh! LA déception! Le What he Fuck de l'année!!! J'ai tout de même lu le deuxième tome histoire de... Et au final j'ai été plutôt agréablement surpris, mais pas convaincu totalement non plus.
Alors, c'est tout naturellement que j'ai lu le troisième tome.
Et , après lecture, je reste encore très sceptique. Il y a du bon, c'est sûr, mais aussi de gros moins. Explications!

ATTENTION SPOILER!! (Si vous n'avez pas lu les premiers tomes, ne continuez pas la lecture...!)

Déjà, pour commencer, LA chose qui m'a tout de suite fait tiquer c'est ça...

Cent quatre vingt seize. 196, c'est le nombre de fois qu'est écrit le mot "démon(e)(s)" dans ce roman de 333 pages. Alors, vous allez me croire ou non (j'espère que oui) mais j'ai compté! Page après page lors de ma lecture! Faisant un petit bâton sur une feuille chaque fois que le mot apparaissait! J'ai même relus les 30 premières pages pour relever les premiers "démons". Et c'est la page 256 qui remporte la palme avec pas moins de 7 apparitions du mot! Alors, vous n'avez plus d'excuses de ne pas être au courant qu'il s'agit d'un roman de dé... de quoi déjà? Ha oui! De DÉMON! :)
Il existe tellement de synonymes que je ne comprends pas comment l'auteur a pu ne pas en utiliser. A moins que ce ne soit un défaut de traduction... (je n'en sais rien hein! Et n'accuse pas Elodie Leplat)

Bref, passons ceci et parlons un peu plus de l'intrigue et tout ça et tout ça!
Donc, le grand méchant de l'histoire est un démon (Dans ce dernier tome, unE démonE).
Et le gros problème c'est justement l'absence de cette "Nobody". Dan Wells nous en parle tout du long encore et encore mais n'apparaît qu'a la toute toute fin. Ne vous attendez donc pas à une énoooorme confrontation de fous. Ici il n'en est rien !
Dan Wells trouve également une nouvelle copine à notre John préféré. Une tite minette de son lycée. Belle et populaire. Très belle et très populaire même. Tout le monde l'aime et va faire plus ou moins intégrer John dans son monde. Là, c'est comme pour le démon, ils vont tout deux se tourner autour sans jamais oser vraiment se toucher ou s'embrasser. ça donne un côté étrangement puritain au livre. Comme s'il était normal qu'un jeune homme de 15 ans ait des pulsions meurtrières et vide des cadavres avec sa mère mais qu'il n'ait pas le droit de jouer au docteur avec des jeunes filles vivantes de son âge...

Niveau action donc, ce n'est pas ce dernier tome qui en est le plus rempli. Wells s'attarde plus sur John, son évolution, ses pensées, sa psychologie. Et franchement, ça ne m'a pas dérangé outre mesure, même si j'aurais souhaité un peu plus de morts!
Là, encore une fois, les pensées de John sont au top! C'est l'aspect du livre que j'aime le plus, vraiment. Je trouve ça assez fascinant et plutôt bien foutu. Son humour noir, et son recul face à la mort. Ses blagues nécrophile me font mourir de rire.
Tout pareil pour les scènes de thanatopraxie! Juste... passionnant. Comme un retour en arrière, des petits moment de nostalgie en souvenir de la fabuleuse série TV Six Feet Under ! Le pied.

Le final ne relève pas vraiment le niveau du livre ou même de la trilogie. Une fin assez banale et qui laisse des portes entrouvertes pour de nombreuses suites...
Pas d'émotion ou de sentiment particulier à l'idée d'en avoir fini avec John Cleaver. Juste un simple livre terminé. Un livre parmi tant d'autre...

Voilà... pour moi, cette trilogie ne restera pas gravée à vie dans mes souvenir. Ce fut un assez bon moment de lecture, mais rien de transcendant ni d’exceptionnel.
Mai si vous aimez la fantastique mélangé au polar, vous devriez trouver votre compte!

(Et s'cusez-moi pour les mots pas entièrement en gras ou en italique, c'est juste un bug de ce super site de m... démon? ;) )
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Dan Wells - Nodoby - Éditions Sonatine - 333 pages - 13/06/13

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Published by Demosthène
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