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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 21:01
Jean-Marc Pitte - Gueule d'ange

Gueule d'ange retrace le parcours d'un adolescent qui a tué toute sa famille alors même qu'il semblait n'avoir aucune prédisposition pour passer à l'acte. Ce roman à la première personne tente de décrire l'irruption d'un crime hors norme dans le quotidien de gens ordinaires.


Mon avis: C'est en lisant la première page du livre sur mon temps de travail à la librairie que j'ai décidé de me plonger dedans. Parce que cette première page et ce premier chapitre font froid dans le dos!

L'auteur a prit le parti de raconter l'histoire à la première personne, comme si c'était Paul en personne (et pas Paul Personne, huhuh...) qui écrit ses mémoires.
Un chapitre sur deux nous raconte le fameux après-midi du 26 octobre 2003 et ses conséquences.
Et un chapitre sur deux, l'avant. La "jeunesse" de Paul, son enfance. L'auteur tente d'expliquer le pourquoi. D'offrir des explications aux actes de cet adolescent.
Le récit se fait direct et ne passe pas par tout un tas de chemin afin de heurter personne. Les choses sont dites comme elles sont.
On voit donc ce garçon de 14 ans, à peine pubère nous conter la façon méthodique qu'il a eu pour tuer d'abord sa mère, puis sa soeur de 11 ans (qui elle va survivre par contre), son frère de 4 ans et enfin, son père.
Jean-Marc Pitte se met de façon assez incroyable dans la peau de ce "tueur". J'y ai cru, vraiment!
On y découvre un ado un peu perdu et qui ne réalise pas vraiment son geste et ne comprend pas encore tout à fait les répercutions qu'il aura sur sa vie.
On suit donc Paul lors de ses premiers pas en prison dans l'attente de son jugement. Son comportement avec ses codétenus. Mais aussi sa relation avec les gendarmes qui l'ont arrêtés et son avocat. Une relation assez complexe, presque de l'amitié... Comme si le flic oublie son statut de flic et se voit comme un père avec son fils.
L'auteur nous parle également de sa relation avec sa famille ou du moins la quasi totale absence de relation.

Les chapitres, les phrases, tout ou presque se fait percutant et important. Il n'y a rien en trop dans ce livre. L'écriture y est très bonne et l'émotion permanente.

Un roman troublant qui ne laissera pas grand monde indifférent et qui en plus est tiré d'une bien triste histoire vraie!

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Jean-Marc Pitte - Gueule d'ange - Éditions J'ai Lu - 160 pages - 25-04-13

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:57
Samantha Hayes - Les mères

Claudia est enceinte et au comble du bonheur. Elle s'épanouit également dans son métier d'assistante sociale. Quand son mari apprend qu'il va devoir partir en mission pour l'armée, le couple doit se mettre en quête de la nanny idéale. Zoé Harper, charmante jeune femme aux références impeccables, s'impose comme la perle rare, et s'installe chez eux. Mais il apparaît bientôt que Zoé n'est pas là uniquement pour garder les enfants... et que sa détermination à entrer à leur service cache de mystérieuses intentions.
Pendant ce temps, l'inspecteur Lorraine Fisher enquête sur une affaire qui terrorise la ville : le meurtre d'une femme sur le point d'accoucher. Bientôt, une seconde femme est tuée dans des conditions similaires. Une troisième future mère ne tardera pas à venir alourdir la liste d
es victimes.

Mon avis: Au dos du livre il est écrit que Samantha Hayes n'est autre que la nouvelle Mo Hayder et Gilian Flynn... oui, rien que ça!
Ce fut, je l'avoue sûrement l'argument qui m'a fait plonger dans le livre, car comme vous le savez sûrement, j'adooooooooore Mo Hayder et Gillian!
Mais après lecture, j'ai un peu de mal à trouver où l'éditeur a trouvé des points de comparaisons entre ces 3 femmes...

Alors, non! Je n'ai pas détesté, malgré ce que peut laisser croire ma phrase du dessus.
"Les mères" est un bon roman, un bon moment de lecture.

L'histoire nous est contée de trois points de vue différents. Par trois femmes.

Claudia: la femme enceinte, la future mère. Femme plus ou moins modèle, mariée à un riche militaire, et belle-mère de deux jumeaux assez intenables. Elle vit assez mal la fin de sa grossesse et l'arrivée chez elle de cette Zoé, malgré que ce soit elle qui l'ai engagée.
Zoé: La nanny qui semble borderline. Elle cache clairement son jeu et prépare un mauvais coup, on le sait depuis le début. Elle va s’immiscer dans la vie de cette famille qui n'a rien demandé. Elle semble obsédée par les enfants...
Lorraine: Flic et mère de deux adolescente. Elle va se retrouver à enquêter sur cette affaire de femme tuées avec son collègue de mari. L'affaire va se répercuter sur sa vie de famille. Vie de famille qui part un peu en couille depuis peu et qui va encore s’aggraver de page en page.

L'auteure nous plonge assez vite dans l'histoire et la vie de ses trois femmes. Elles nous offrent chacune leur tour leur vision de l'affaire. Les craintes, les peurs et, les horreurs...
La tension est palpable tout au long de ces 425 pages.
Les chapitres assez courts permettent d'avancer assez vite et se terminent bien souvent par une révélation ou du moins, un début de révélation, qui fait qu'on tourne les pages encore et encore pour connaitre la suite.
Les personnages sont plutôt bien travaillés et les situations ne sont jamais exagérées. On y croit.
L'auteure nous trimballe de fausse pistes en fausses pistes. Tout un tas d'hypothèse sera fait sur qui fait le coup, sur ce que veux vraiment cette Zoé.
Je regrette tout de même que l'auteure n'aille pas vraiment plus loin dans l'horreur qu'elle reste toujours plus ou moins dans le politiquement correct. Et je regrette aussi le manque d'action par moment qui vient un peu tâcher le tableau, mais c'est bien souvent le lot des thriller psychologique.

Le gros plus de ce livre, c'est probablement le twist final, car assez inattendu et plutôt bien trouvé. Et je suis persuadé que personne ne trouvera ce qui se cache derrière tout ça!

Au final, "Les mères" est un thriller psychologique qui fonctionne très bien, mais qui ne renouvelle pas le genre pour autant. Cela dit, c'est le plaisir qui compte, et ce livre reste un très bon page turner!
Et si vous êtes fan de Barbara Abel, vous devriez vous régaler !

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Samantha Hayes - Les Mères - Éditions du Cherche-Midi - 425 pages - 25/04/13

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:52
Neil Cross - Captif

Présentation de l'éditeur: Tumeur maligne : six mois. C'est le verdict des médecins. Avant de partir, Kenny voudrait se racheter des quelques lâchetés qu'il a laissés derrière lui. Sa liste est courte, quatre noms. Parmi eux, Calie, une amie d'enfance disparue depuis quelques années. Fugue? Meurtre? Et si seul son mari connaissait la réponse? Bientôt le soupçon vire à l'obsession et la quête du salut se mue en une mécanique infernale...

Mon avis: Il y a des romans que j'adore, d'autres que je n'aime pas du tout. Je vous en parle régulièrement ici. Mais je ne parle jamais ou presque de ceux qui me laissent...sans avis.
C'est exactement ce qui c'est passé avec "Captif". J'avais du coup décidé en premier lieux de ne pas en parler, puis bon... au final, pourquoi pas?

Le roman est loin d'être nul, mais il est aussi, loin d'être génial. L'auteur est parti avec une superbe idée de départ, mais malheureusement il n'a pas su en tirer le meilleur.
Le roman met un certain temps avant de décoller et de rentrer dans l'intrigue principale (100 pages sur un bouquin de 260, c'est long !).
Les situations sont toujours crédibles, pas de soucis de ce côté là non plus. Les personnages ont chacun leurs bagages, un passé, des secrets. Oui, c'est bien.
Mais là encore une fois, ça reste assez plat et ne décolle pas. Je ne me suis attaché à personne...

Les motivations de Kenny sont assez honorables, y'a pas à dire, mais ses actions vont se trouver bien moins "violentes" que ce qu'on peu penser en lisant la quatrième de couverture.
Au final, c'est bien là le problème de ce livre, c'est que rien, rien, rien ne se révèle à la hauteur des attentes. Tout reste au ras du sol et ne décolle...
Le livre se laisse du fait qu'il ne soit pas bien long.

Bref, vous l'aurez compris, "Captif" est un roman assez plat et qui m'a laissé de marbre...
Je pense que dans peu de temps, je n'y penserai déjà plus du tout!
Et je pense aussi que vous pouvez passez votre chemin si le roman ne vous bottait déjà pas à la base ;)

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Neil Cross - Captif - Éditions 10/18 - 264 pages - 18/04/13

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:48
Victor Gischler - Coyote Crossing

Présentation de l'éditeur: Coyote Crossing: un bled tellement paumé que même les téléphones portables ne captent pas...
adjoint à mi-temps du shérif local, Toby Sawyer est appelé au chevet de son premier macchabée, Luke Jordan, un voyou notoire qu'on vient de cribler de balles. Sa mission: le surveiller toute la nuit. Une tâche pas vraiment excitante pour Toby, moins en tout cas que la perspective de rendre une visite éclaire à sa jeune maîtresse. Après tout, un mort ne risque pas de prendre la poudre d'escampette, non? Eh bien si!
Cette nuit tranquille à Coyote Crossing tourne alors au chaos: un gang d'Hispaniques se lance à la poursuite de Toby, ainsi que la fratrie des frères Jordan, des rednecks bêtes et méchants. Pour couronner le tout, sa femme le quitte et lui laissant leur bébé sur les bras, ce qui n'est guère pratique quand on doit se défendre les armes à la main...
Dilettante et inexpérimenté, Toby parviendra-il à faire honneur à l'étoile épinglée sur son
torse?

Mon avis sur ce livre va, au final être assez proche de celui de "Road Tripes" de Sébastien Gendron. Même si ce livre ci est un peu plus noir...
Le roman est assez court (230 pages) et commence directement! Pas de temps morts non plus ici. Pas le temps!

Là, nous sommes Toby. Le "Je" de la narration. Une technique qui en refroidit plus d'un, mais que moi, j'aime particulièrement.
Je me sens tout de suite plus proche du personnage, plus impliqué dans l'histoire.

L'histoire se déroule sur une courte durée, ce qui n'est pas vraiment chose courante. Car en effet, le livre commence sur les coups de minuit et se termine au levé du soleil!
Soit en gros une durée de 7 heures.

Le toby en question, l'adjoint du sherif à mi-temps se voit donc confier la tache quelque peu ingrate de garder un cadavre le temps de la nuit. Toby en profite pour s’éclipser 15 minutes juste à côté histoire de se taper sa maitresse pas encore âgée de 18 ans.
A son retour... plus de cadavre. C'est là que tout commence. Le gros bordel. La nuit que Toby n'oubliera jamais!
Alors qu'il veut rentrer dans son mobil-home avec sa femme et leur enfant, il se sent épié, suivit.
Bien vite ses soupçons se démontrent.

Il va donc devoir faire avec un gang de Mexicains qui veulent le tuer à tout prix. Mais aussi aux frères du cadavres, près eux aussi a se venger.
Mais comme sa femme se barre sans prévenir et lui laisse leur enfant sur les bras il va devoir faire avec se fardeaux supplémentaire.
Devoir se battre tout seul contre tout un village entier ou presque.

Le roman est à la fois drôle et léger tout en s'enfonçant petit à petit dans la noirceur sans vraiment qu'on le remarque.
Les situations drôles et cocasses permettent de prendre un certain recul avec la gravité de l'histoire.
On frôle parfois le burlesque par ci par là, mais ce n'est pas bien grave et cela n'enlève rien au livre. On est pris dedans et plus rien ne compte.

Le livre nous ballade tout du long dans des scènes de bastons et de courses poursuite. Mais il nous montre aussi la volonté de Toby pour réussir au moins une chose dans sa vie. Lui qui a enchainé les échecs depuis toujours. Lui que l'on prend pour un minable et un raté.

Le livre se termine dans un bain de sang qui sonne plutôt bien et rentre parfaitement dans la continuité de la noirceur du roman.

Alors, avec "Coyote Crossing", Victor Gischler nous offre un roman drôle et sombre où légereté et gravité se côtoient et se marient à merveille!

Et si en quatrième de couv' il est fait référence au cinéma de Tarantino, ce n'est pas tout à fait ça qui m'a traversé l'esprit. Non!
Plutôt Tarantino en tant qu'acteur aux côté de Clooney sous la caméra de Rodriguez dans le superbe "Une nuit en Enfer".
Alors, non, ici pas de vampires ou autres créatures du genre. Mais pour le côté tout beau, tout gentil tout calme et qui se termine en boucherie.
Comme cette scène d'intro du film où les deux frères entrent dans une station service pour acheter une carte routière et repartent en faisant exploser la boutique...
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Victor Gischler - Coyote Crossing - Éditions Denoël - 230 pages - 07/05/13

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:35
Sébastien Gendron - Road Tripes

Présentation de l'éditeur: Vincent, musicien raté, piètre époux et père, se retrouve à distribuer des prospectus dans les boites à lettres pour gagner sa vie. Son existence semble s'enkyster dans l'échec, la médiocrité et l'ennui quand il rencontre Carell, demi-demeuré et vrai voyou. Embarqué malgré lui dans une fuite en voiture à travers la France, où les deux compères accumulent catastrophe sur catastrophe, Vincent apprend petit à petit à contrôler sa vie, à prendre des décisions, à les assumer, à s'imposer... même si c'est pour le pire.

Mon avis: Le polar "drôle" ou humoristique n'est pas vraiment mon fort. Si vous êtes déjà passé sur mon blog, vous devez savoir que j'ai une forte préférence pour le trashouille bien gras qui tâche un peu! Là... je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'ai eu envie de me laisser tenter.
C'est mon amie C. qui m'en a parlé lors des Quais du polar de Lyon le mois dernier.

Et, là, tout de suite après lecture je ne suis pas déçu d'avoir fait "l'effort" de mettre le nez dans ce livre !

Le premier constat que je peux faire c'est que le roman a un style très cinématographique, on a aucun mal à visualiser les scènes lors de la lecture! Le rythme est là aussi. Ça file à toute vitesse, pas ou peu de temps mort. Les chapitres défilent encore et encore.

L'humour y est assez décapant, parfois noir, grinçant et méchant! Ça fait parfois mal, mais putain ce que c'est bon! Tous les personnages en prennent pour leur grade, personne n'est épargné!

Les personnage justement!
Vincent, un quarantenaire un peu paumé qui a raté sa vie sur presque tout la ligne. Un homme qui semble n'avoir aucun avenir.

Et bien sûr, Carrel! Le dingue! L'élément déclencheur de toute ce grand bordel. Un homme sans âge. Un casse cou parfois casse couilles...
Un homme sans aucune limite.

On va bien entendu croiser tout un tas d'autres personnes tout aussi délurés qu'eux, voir même, bien pire! Des flics dingues, une secte de malades mentaux et bien d'autres dangers public...

Alors que la virée des deux hommes commence assez sagement, de page en page leur histoire va empirer encore et encore. Ils vont s'enfoncer dans la violence plus ou moins gratuite dans le vain espoir de se sortir de la merde dans laquelle ils se sont mis. Jusqu'au final des plus explosif! Leur plus gros coup!

Justement, le final! C'est peut-être la chose que je craignais le plus dans ce roman. Lors de la lecture j'avais un peu de mal à savoir où l'auteur voulait nous emmener et j'avoue avoir penser qu'on aurait droit à une fin bâclée. Héé bien erreur, grosse erreur de ma part!
La fin est tout aussi travaillée que le reste du roman et donne même a réfléchir! A réfléchir sur qui nous sommes et sur la vision que nous avons du bien et du mal. Et sur ce qui parfois pousse les gens à franchir la barrière de la criminalité...

Alors si vous cherchez un livre sans prise de tête à lire cet été dans votre transat avec une bière (ou un mojito), n'hésitez pas trop!
"Road Tripes" est une vraie bouffée d'air frais et devrait vous offrir de bonne crises de rire!

(Ps: avec ce roman, j'ai appris que les chèvres ont les rétines rectangulaires.... vous le saviez, vous?? ^^)
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Sébastien Gendron - Road Trip - Éditions Albin Michel - 280 pages - 27/03/13
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:48

 

9782253116332-0-378570.jpgPrésentation de l'éditeur: En novembre 2001, Gary Ridgway, le tueur en série le plus meurtrier des États-Unis, est enfin arrêté. L'assassin de la " Green River ", le fleuve vaseux dans lequel il plongeait ses victimes après les avoir violées et étranglées, échappait à la police depuis vingt ans. Voilà justement vingt ans qu'Ann Rule suit pas à pas les avancées de l'enquête, qu'elle réunit des indices sur Ridgway et son mode opératoire, qu'elle collecte des informations sur les quarante-huit victimes. Qu'avaient en commun ces jeunes filles au physique si différent ? Leur fragilité psychologique ? Leur existence marquée par des drames ? La réponse se trouve-t-elle au fond de cette rivière rouge sang ?

Mon avis: Les livres sur les vrais serial killers, je n'en ai pas lu des tonnes, mais j'en ai lu quelques uns tout de même.
Après la lecture de ce Ann Rule, je dois bien avouer être assez sceptique...
Je m'explique!

Déjà... l'écriture de Ann Rule... Oulaaa, c'est vraiment pas ça. Et c'est con hein, mais moi, ça me bloque souvent.
Il y a aussi l'angle avec lequel elle présente l'affaire. Je m'attendais à avoir comme dans tous les livres du genre ou presque que l'on parle du tueur dès le début. Qu'elle parle de son enfance et remonte petit à petit le fil de sa vie. Puis parle de l'affaire, le côté enquête, les victimes et enfin, le procès. Et bien, il n'en sera rien!
Elle relate l'affaire sur plus de la moitié du livre en nous parlant presque exclusivement des victimes. Elle nous parle de toutes les femmes en prenant le temps de nous raconter un peu leur vie, ce qu'elles sont avant de mourir. Elle essaie de trouver un lien entre elles.

Elle commence à nous parler de Gary Ridgway dans un tout petit chapitre de 2 ou 3 pages. Puis ne reviendra sur lui que plus tard, dans d'autres courts chapitres coincés au milieu d'autres...
Je ne sais pas... moi ça me gène cette façon de faire. J'ai eu du mal du coup à bien visualiser qui était ce type. Du mal a cerner son enfance et ses motivations.
Elle nous parle d'un type étrange et avec de fortes pulsions sexuelles mais.... ouais, non, ça ne prend pas vraiment.
Le bouquin manque aussi cruellement de "punch". J'ai mis 5 jours à le lire, ça prouve bien mon peu d'intérêt pour le livre.

Ann Rule a aussi ce côté très moralisateur qui me dérange. Le tueur est forcément le "Diable". Elle stigmatise un peu tout, tout le temps. Ne prend pas vraiment de recul sur la chose comme il est normalement bon de le faire dans ce genre d'ouvrage.

Alors, oui, j'ai tout de même appris pas mal de choses sur cette affaire. Notamment sur le travail parfois laborieux des flics qui ont mis 20 ans pour mettre la main sur l'un des tueurs les plus "voraces" de l'histoire. Aussi sur leur manque de moyen, et la galère qu'était de travailler sans l'ADN dans les années 80. Mais aussi sur les ravages causés par la presse dans ce genre d'affaire, mais "la rivière rouge sang" ne me restera sûrement pas en mémoire pendant de longues années...

gary
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Ann Rule - La rivière rouge sang - Éditions Le Livre De Poche - 380 pages - 01/06/07
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:43

DSCF5223.JPGPrésentation de l'éditeur: Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l'Ohio stuée non loin de Cleveland.
Au début des années 1970, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d'amitié et font leur scolarité ensemble jusqu'à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l'un des pires serial killers de l'histoire des États-Unis. Arrêté en 1991, puis condamné à 957 ans de prison pour une série de 17 meurtres, Dahmer, surnommé «le cannibale du milwaukee», finira assassiné dans sa cellule en 1994.
«Mon ami Dahmer» est le récit de la jeunesse de ce tueur.

 

Comme annoncé sur la quatrième de couverture "Mon ami Dahmer" ne fait pas le récit des crimes de Jeffrey, mais bien de sa jeunesse. Et plus particulièrement de ses années aux lycées.
Et comme vous l'avez aussi sûrement deviné, ce n'est pas un roman, ni même un document, mais belle et bien, une BD. Oui, oui c'est une première pour moi qui ne suis pas fan du tout du genre.
Je vais donc essayé de me lancer dans un semblant de critique sur cette BD.
Mais avant ça je vais vous parler un peu de Jeffrey Dahmer histoire que tout le monde sache un peu qui est ce personnage.

tumblr_lrinrnammG1qe01elo1_400.jpgJeffrey Dahmer est né aux Etats-Unis en 1960. Après une enfance plutôt normale et tranquille, il vit très mal le divorce de ses parents. Divorce quelque peu compliqué.
Il a peu ou pas d'amis et reste bien souvent seul. Il découvre son homosexualité ce qui n'arrange rien. Très vite il tombe dans l'alcool.
Alors âgé de 18 ans il commet son premier meurtre.
C'est au total 17 homme qu'il va tuer. Oui, tous des hommes.
En plus de tuer ces hommes il va les violer et... les manger. Entre autres choses...
Il sera arrêté le 22 juillet 1991 et sera condamé à 957 ans de prison.
Il mourra le 28 novembre 1944 tué par un co-détenu se prenant pour Jesus-Christ...

J'avoue, oui je plaide coupable. Jeffrey Dahmer est très certainement LE serial Killer qui me "fascine" le plus (Bon Gerard Schaefer n'est pas loin derrière). Je sais que ça fait un peu glauque dit comme ça, mais voilà... c'est la vie.


tumblr_mhciubf2Py1qb1x05o1_500.jpgAlors, qui est donc ce Derf BackDerf? Simplement un camarade de classe de Jeff qui a partager toutes ses années de Lycée avec lui.
La BD ne parle pas et ne montre pas les crimes de Jeffrey puisque celle-ci s'arrête juste avant. A la fin de leur scolarité.
Derf présente Jeffrey sous un regard neuf plutôt bienvenue. Il est loin de l'histoire de l'horrible cannibale qui lui colle à la peau (oui bon en même temps...)

Jeffrey est donc un ado mal dans sa peu,  de grande taille et qui ne sait pas quoi faire de ses dix doigts.
Pour passer le temps il trempe des animaux morts qui récupère le long des routes dans des bocaux d'acide piqué à son père.
Il passe la plus claire partie de son temps seul. Au Lycée il n'a pas d'ami et ne se démarque dans aucune matière et encore moins le sport.
Personne ne l'aime mais personne ne le déteste non plus.
Derf nous parle aussi de la relation de ses parents. Du fameux divorce. Certainement l'un des seuls "drames" de sa vie.
Il nous montre à travers ses dessins et ses textes les frustrations accumulés. Le mal d'amour, la solitude qui était le quotidien de Dahmer.
Il parle aussi avec un certain humour (et ça c'est vraiment fort, parce que j'ai littéralement ris dedans certains passages) des essais de Jeff pour se faire apprécier, de ce qu'il a entreprie pour tenter de se faire un nom et surtout cacher la misère qui le rongeait de l'intérieur.
Il nous parle aussi de son alcoolisme dont absolument tout le monde au Lycée était au courant et dont personne n'a jamais parlé.
Aussi du fait que personne n'a jamais rien tenter pour aller vers lui et qui sait... changer le cour de sa vie...
Derf conclu le roman graphique par le moment ou il apprend l'arrestation de son ancien camarade. Sa stupéfaction devant ce qu'est devenu l'ancier "Dhamerde"...
Et aussi par des anotations et de notes où il nous parle de certains points de l'histoire avec un peu plus de précisions.

"Mon Ami Dahmer" est à mes yeux un bon ouvrage et une bonne "relecture" de la vie de Dahmer. Un livre qui restera dans ma bibliothèque de trèès nombreuses années je pense!
(D'autant plus qu'elle ait dédicacée par Derf lui même ;) )

Si je ne peux vous conseiler qu'un seul ouvrage pour décrouvrir qui était cet homme, et comprendre un peu ses motivations et ses crimes, il vous faut lire "Le cannibale du Milwaukee" écrit par Stéphane Bourgoin. Vous ne trouverez plus ce livre seul, mais dans la trèèèès bonne compile "Le livre noir des serial killers" aux éditions Points! C'est juste un ouvrage de référence du genre! Un must.

jeffrey.jpg

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Derf Backderf - Mon ami Dahmer - Éditions Ça et Là - 23-02-13 - 220 pages
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:39

DSCF5217.JPGPrésentation de l'éditeur: Ils étaient beaux, riches et pervers. Leur émission pulvérisait l'audimat; les invités en sortaient humiliés, insultés, blacklistés. Petite lucarne et jeux de cirque... Aujourd'hui, les Frères Vaillant ne sont plus. Et la scène de crime n'est pas belle à voir.
En arrivant sur les lieux, le commandant Vivier constate l'horreur des mutilations. Les deux pantins semblent figés en un tableau grotesque, d'un effroyable sadisme. Et l'avs de Garance Hermosa, sexo-criminologue au profil incendiaire, confirme ce premier diagnostic. Certes, les jumeaux ne manquaient pas d'ennemis, mais ce degré de violence rituelle laisse deviner un véritable monstre...
Pour le démasquer, le flic et l'experte devront se voir en son miroir sans entrer dans son jeu. Car le crime, comme l'écho se répète...

Mon avis: Comme vous le savez peut-être (ou pas d'ailleurs) il y a quelques semaines j'ai lu et aaadooooré le dernier roman d'Ingrid Desjours, "Sa vie dans les yeux d'une poupée". Livre que j'ai chroniqué ici. Devant cet énorme coup de coeur je ne pouvais pas, bien sûr ne pas lire ses livres précédents!

C'est donc avec une certaine crainte que j'ai entamé "Echo", tout premier livre de Madame Desjours.
"Crainte"? Bah voui, un peu quand même!
D'une, parce que c'est un premier roman.
Et de deux, parce que passer après "sa vie dans les yeux d'une poupée" n'est pas chose facile!

Aux toutes premières pages du livre, c'est un peu le "choc"! Garance Hermosa, personnage principale... Je ne l'aime pas! Je la trouve grande gueule, presque vulgaire. Elle me gène. Je ne sais pas pourquoi. Elle en fait trop, tout le temps.
Je crains un peu pour la suite...
Puis, doucement, tranquillement, au fil des pages Garance montre un peu son vrai visage. Elle se cache derrière tout un tas d'artifices pour tenter de camoufler ses blessures.
Elle m'est tout de suite plus sympathique!

Il y a aussi Patrik (Attention sans "C"!!) Flic qui tombe directement sous le charme de l’incendiaire (et un peu chaudière) Garance. Va naître un jeux de séduction entre eux deux.
Un jeux de fuis-moi je suis, suis-moi je te fuis, et de je t'aime moi non plus.

Le truc très appréciable, c'est qu'Ingrid Desjours travaille et fouille vraiment ses personnages. On sent qu'elle les aime et prend plaisir à leur faire vivre ce qui leur arrive (putain, j'ai pas déjà dis ça pour 'sa vie dans les yeux d'une poupée'??)
Le roman offre une grande part à la psychologie. Il n'y a pas vraiment de scènes choc ou hard comme dans son dernier livre (Hormis la scène de découverte du meurtre) Ici, c'est plus suggestif.

Et c'est avec un certain plaisir et une jubilation non feinte, qu'elle fait intervenir toute une galerie de personnages tout aussi haut en couleur que suspect. Mais aussi menteurs et manipulateurs.
Personnages qui ont tous eux aussi leurs secrets et leurs faiblesses.
Entre mensonge et secret de famille.

L'enquête est, quant a elle, un peu secondaire. Ce qui importe vraiment, c'est la vie des acteurs de cette histoire.

Entre les chapitres apparait le journal intime d'un enfant. Il nous dévoile sa vie petit à petit. Bien vite on comprend que ce malheureux gosse est régulièrement battu et violé par sa propre famille...
Et donc, que ce journal à forcément à voir avec l'histoire principal.

L'ambiance joue aussi beaucoup dans le livre. A la foi légère et pesante.
Les chapitres courts, font également aller le livre à toute vitesse. On tourne les pages encore et encore.
Plus on avance dans le livre et plus l'histoire est intéressante, plus j'accroche aux persos.

Le truc qui m'a achevé (dans le bon sens), c'est assurément la fin.
J'étais pourtant persuadé d'avoir trouvé qui avait fait le coup... Je suis resté bien con devant la vérité. Ingrid Desjours fait preuve de beaucoup d'habileté pour se jouer de nous.

Alors, au final, même si ce n'est pas LE roman du siècle, il n'en reste pas moins que c'est un bon roman, qui m'a fait passer un bon moment de lecture. Un premier roman très prometteur (facile de dire ça vu que j'ai déjà son troisième, je sais...)
Et c'est avec plaisir que je vais lire "Potens" dans une poignée de jours!


PS: Je n'ai aucun lien de parenté avec Ingrid Desjours. Je ne suis pas non plus son ami ou son voisin. Ma relation avec elle est simplement cette d'auteur-lecteur. Tout simplement! ;)
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Ingrid Desjours - Echo - Édition Pocket - 350 pages - 10-06-10
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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 19:16

DSCF5218.JPGPrésentation de l'éditeur:  Entre 1978 et 1990 a sévi en URSS l'un des plus effroyables serial killers du XXe siècle, torturant, mutilant et assassinant plusieurs dizaines d'enfants, de jeunes et de femmes. A son procès, en 1992, l'homme, Andreï Romanovitch Tchikatilo, a reconnu 53 meurtres sexuels; condamné à mort, il a été exécuté en 1994.
Comment devient-on un tueur en série? Quels éléments survenus dans le passé de Tchikatilo peuvent contribuer à expliquer sa folie meurtrière? Comment a-t-il pu échapper aussi longtemps à toute arrestation? A-t-il bénéficié de protections au sein du KGB?
Dans ce passionnant livre d'investigation, Iryna Piliptchuk reconstitue les enquêtes successives ayant conduit à remonter la piste du tueur. surtout, elle met en évidence ce qui restera comme l'un des plus spectaculaires et des plus scandaleuses faillites d'un système policier moderne.

Mon avis: A la lecture de ce livre, le truc qui me revient en tête le plus souvent c'est "Putain, l'histoire de fou!"
Oui, c'est clair, que c'est une histoire de fou...

Iryna Piliptchuk nous retrace donc toute la "carrière" de Tchikatilo dans ce document de manière claire et assez précise. Elle ne s'attarde pas sur son enfance ou sa jeunesse.
Car même si sa jeunesse fût traumatisante, (naissance peu de temps avant la seconde guerre mondiale, mère violée par un soldat allemand, frère mangé par des ados crevant de faim, humiliation à l'école, famine, pauvreté, ) elle ne cherche pas vraiment les explications ici.
Non, non. Elle veut plutôt démontrer que si la milice (oui, à cette époque en URSS il n'y a pas de police, mais la milice) avait fait son boulot correctement, l'épopée criminelle d'Andreï Tchikatilo aurait été bien plus courte.
Car lors de son premier meurtre en 1978, il se fait arrêter et interroger. Il dément naturellement avoir commis le meurtre de cette petite fille de 9 ans.
Bien vite, quand la milice apprend qu'il est partisan du parti communisme et donc du KGB, ils cessent l'interrogatoire de Tchikatilo, le relâche et le laisse tranquille. Allant même du coup, jusqu'à inculper un innocent et inventer des témoignages...
Pareil pour son travail. Il sera professeur dans deux collèges différents. Deux collèges où il fera des attouchements sur des élèves. Alors plutôt que de porter plainte, les directeurs préfèrent qu'il s'en aille de lui-même et ne rien dire à personne pour ne pas ternir l'image de l'établissement.
Tchikatilo se sent alors puissant. Forcément...
Et comme depuis sa plus tendre enfance il est persuadé que le parti communiste va un jour regner sur le monde, cela ne va rien arranger aux choses.

bhg.jpgIl lui faudra 3 ans entre son premier et son deuxième meurtre. Puis en une même année, il tuera 6 personnes. 3 petites filles de 7,8 et 10 ans. 1 garçon de 7 ans. Et deux adolescentes de 16 et 19 ans.
Et au total 21 garçons. 14 jeunes filles et 18 femmes...

Comme encore une fois il passe entre les mailles du filet, sa course macabre continue et enfle de mois en mois. Plus rien ne l'arrête. Il tue même une mère et sa fille.
La milice est à cran, mais en URSS il n'y a pas de Serial Killer. C'est le genre de chose réservé aux pays occidentaux...

L'auteure nous donne tout un tas d'informations sur l'état politique du pays. La non-communication dans les médias de cette affaire. Le silence fait autour de ses crimes.
La nonchalance de la milice, leur je-m'en-foutisme. Leur non-connaissance des serial killers. Le laxisme qui engendre un fort taux de criminalité.
L'état déplorable dans lequel était les établissement pour handicapés mentaux. Sans hygiène, laissés seuls à déambuler.

Sur la fin de cavale de Thikatilo, l'état parlait d'interdire les films ou les livres parlant de criminels...
On voit bien ici leur impuissance totale sur l'affaire.

url-copie-5.jpgMais Iryna nous parle aussi de l'état d'esprit d'Andreï Tchikatilo.
Son homosexualité latente très mal vécue. Quand il tuait un homme, il lui coupait toujours le sexe et parfois le mâchait.
Sur ses 12 années de meurtres il ne ratera qu'une fois son coup.
Alors qu'il est droitier dans la vie de tous les jours, il frappe et découpe sa viande (et les gens) toujours la main gauche.
Il était excité par la résistance de ses victimes, par leurs cris, leur peur et leur souffrance.
Pour trouver ses victimes, il s’habillait toujours bien. Toujours propre sur lui, avec petite lunette, cartable. C'était un homme ouvert, cultivé et très prudent qui inspirait confiance.
Et le plus effrayant est sûrement le fait qu'il était marié et avait 2 enfants...
C'était un homme très doux et attentionné avec son entourage et les gens qu'il aimait.

Iryna ne cherche pas à trouver des excuses aux actes de Tchikatilo. Elle tente juste de les expliquer. Le tout est rédigé de façon simple et assez cru, sans fioritures, ce qui rend la lecture parfois un peu... violente. Elle expose les meurtres sans omettre aucuns détails.
Et elle apporte quelques clés pour tenter de comprendre sa relation avec la politique de l'époque et le KGB.
Un récit totalement fou qui fait froid dans le dos!

Un ouvrage qui m'a beaucoup plu et qui risque de plaire aux amateurs du genre!
On en apprend beaucoup tout du long! Un livre à avoir dans sa bibliothèque! :)
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Iryna Piliptchuk - Tchikatilo, camarade serial killer - Édition Anne Carrière - 18-01-06
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:23

9782266211574-0-1213631.jpgPrésentation de l'éditeur: Alors qu'elle dépose ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu qui prendla futie à bord du véhicule. Selon la police, pour laquelle il ne s'agit que d'un banal fait divers, l'agresseur ne s'est sans doute pas rendu compte de la présence d'une fillette sur la banquette arrière. Mais le scénario s'assombrit: l'enfant reste introuvable et une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances. Le ravisseur ne tarde pas à se mettre en contact avec la police... A nouveau, le commissaire Jack Caffery et le sergent Flea Marley vont plonger dans l'horreur à l'état pur.


Mon avis: Une nouvelle fois je me retrouve à ne justement pas retrouver la grande Mo Hayder des débuts...
Mais il y a ici tout de même une net amélioration dans cet opus. C'est très certainement le meilleur tome du duo Jack/Flea.

Le style est fluide et on remarque encore une amélioration dans son écriture. Les chapitres courts se laissent lire tout seul, on tourne les pages sans vraiment s'en rendre compte.

Comme toujours, l'histoire est bien ficelée, même si.... oui, oui, j'avais trouvé qui fait le coup bien avant la première moitié du livre. Cela dit, le doute persiste quand même pas mal de temps et Mo sait jouer avec son lecteur et lui donner de fausses pistes. Mais l'histoire reste assez classique malgré tout.

Elle traite le sujet délicat du rapt d'enfant de façon assez habile. Sans jamais en faire trop. C'est toujours juste et avec assez de sensibilité.

Elle n'en oublie pas pour autant de nous donner un peu d'horreur comme elle aime le faire.
Un passage en particulier m'a fait un peu crisser des dents je l'avoue...
Mais le livre reste bien moins trahs que "Birdman", "L'homme du soir" ou encore "Tokyo".

Elle creuse aussi comme à son habitude ses personnages. Jack et Flea. Leurs histoires toujours aussi compliquées me ravis! Vraiment. Je suis attaché à ce Jack, cet homme totalement détruit de l'intérieur. Moins à Fléa mais elle se révèle tout de même être une jeune femme qui cache elle aussi de bien sombres secrets...

Je regrette encore une fois que Mo Hayder ne parle plus ou presque d'Ewan, le frère de Jack. Elle ne fait que rappeler les faits... comme si cela n'était qu'un très léger détail dans l'histoire. Alors que c'est ce qui a construit le personnage de Jack Caffery, il est comme il est, justement à cause de la disparition de son frère... J'ai comme l'impression qu'elle a justement fait apparaitre le personnage de Flea pour combler le vide de l'histoire d'Ewan...

Ce n'est donc certes, pas le meilleur Mo Hayder, mais bien loin d'être le moins bon aussi. J'ai passé un vrai bon moment de lecture encore une fois et j'ai hâte, hâte, hâte de lire ce qu'elle nous proposera par la suite.

url-copie-4Bon et comme je suis un gentil je vous donne une info top secrète!
"Poppet", le nouveau roman de Mo Hayder avec Jack Caffery devrait sortir chez nous courant du mois d'octobre!
Oui, c'est terriblement loin...

Et pour ceux un peu perdu, voici la liste dans l'ordre des romans avec ce cher Jack!

-Birdman
-L'homme du soir
-Rituel
-Skin
-Proies
__________________________________________________________________________________
Mo Hayder - Proies - Éditions Pocket - 540 pages - 09-06-11
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