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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 21:36

REECE Gordon

Gordon Reece est né en 1963 en Anglettre. Il est écrivain et illustrateur. Il a aussi été proffésseur et avocat spécialisé dans les dommage corporels. Il vit en Australie après avoir passé quelques temps en Espagne.

 

"Piégées" est un roman que j'ai lu il y a déjà quelque temps mais qui sort en poche dans les prochaines jours!

 

 

Après des mois de souffrance silencieuse, c'est à Honeysuckle cottage, maison isolée en pleine campagne, que Shelley et sa mère, toutes deux malmenées par l'existence, trouvent enfin une solution à leurs problèmes.
Bien à l'abri du monde extérieur, les deux femmes se reconstruisent peu à peu une vie calme et sûre. Mais lorsqu'un soir un cambrioleur pénètre dans la maison, cette fragile sécurité vole en éclats et elles réagissent d'une façon dont elles ne se seraient jamais crues capables...

 

 

 

Vous vous doutez bien que si je vous en parle maintenant c'est forcément que j'ai apprécié ce roman. Et vous ne vous trompez pas!

Au vu du résumé on peut fortement s'attendre à une histoire bateau et déjà vu, et bien il n'en est rien!

Le livre commence sagement en nous présentant les deux personnages principaux, ces deux femmes abimées par la vie. Leur vie "d'avant". On va vivre les premières pages avec elles deux et découvrir petit à petit leur relation et ce qui les a forcé à partir loin et tout recommencer à zéro. Le soir venu tout va basculer dans l'horreur quand un cambrioleur va venir leur "rendre visite". La fille va se montrer d'une violence des plus inhabituelle pour se sortir de cette situation. L'homme va mourir et la mère va devoir agir afin de protéger sa fille et, c'est là que tout commence véritablement! Les deux femmes se retrouvent prise dans un engrenage qui, très vite leur échappe. L'histoire s'assombrit et on sent s'approcher un véritable bijou de roman noir. L'écriture et la traduction sont si bonnes qu'on se laisse porter sans aucun soucis.

Les rebondissements vont s'enchainer avec brio pour nous offrir une véritable histoire de fou. L'auteur n'en fait jamais trop, tout est mesuré, la psychologie de la mère et de sa fille est juste parfaite. Il revient encore de temps en temps sur la vie passée de ses deux héroïnes pour nous en apprendre encore plus sur elles, et nous faire comprendre pourquoi elles ont agit de la sorte, pourquoi ce déchainement de violence ce soir là. L'atmosphère est de plus en plus palpable, oppressante, étouffante ! La tension monte encore et encore afin de nous servir un véritable final en feux d'artifice! Une fin qui laisse songeur... Quand les victimes deviennent bourreaux, et victimes de leurs actes!

Avec ce premier livre, Gordon Reece nous offre ici un très bon roman noir comme j'aimerais en lire plus souvent !

 

"Après le départ de maman, je restai inerte, vautrée sur la table de la salle à manger, comme un pantin dont on a coupé les ficèles. Je dus demeurer presque deux heures comme ça, à revivre sans cesse les événements de la nuit, depuis l'instant où je m'étais réveillée jusqu'à celui où Maman avait fracasser le crâne du cambrioleur.
C'était comme si mon esprit, incapable d'absorber l'énormité des faits, alors même qu'ils s'étaient bel et bien produits, devait constamment y revenir, de manière obsessionnelle, dans une tentative désespérée pour comprendre. Incapable de résister à ce mouvement, je restais là, comme un zombie, regardant mentalement le drame se dérouler encore et encore, avec ses gros plans atroces, ses horribles ralentis. Et quand il prenait fin, et que le cambrioleur était mort, tout recommençait depuis le début.

Un coup sonore frappé à la porte me ramena brutalement à l'instant présent."

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Gordon Reece - "Piégée" - Editions J'ai Lu- 315 pages - 21/08/13

Gordon Reece - "Piégées"
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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 09:04

AVT2_Katzenbach_720.jpegJohn Katzenbach est né en 1950 dans le New Jersey, il a été chroniqueur judiciaire pour The Miami Herald et Miami News.Son roman L'Analyste a remporté en 2004 le Grand prix de littérature policière.

 

Katzenbach est pour beaucoup, un auteur de référence, le célèbre auteur de "l'analyste". Je n'entends que du bien sur ce type. Son nouveau Thriller vient de sortir, c'est donc tout naturelement que je l'ai lu... en une semaine, aïe !

 

"Adrian, professeur de psychologie, apprend qu'il est atteint d'une maladie dégénérative du cerveau. Ce mal incurable provoque des hallucinations, au cours desquelles il converse avec les membres de sa famille décédés.
Quand une jeune fille disparaît, Adrian est le seul à croire à un enlèvement. Il découvre bientôt que la victime est séquestrée dans une cave et filmée vingt-quatre heure sur vingt-quatre par un couple réalisant des snuff movies. Mais, sans l'aide de la police, Adrian doit, pour la sauver, faire appel à un spécialiste des réseaux souterrains et illégaux : un pervers sexuel en liberté surveillée. Adrian la retrouvera-t-il avant de sombrer dans la folie ?"

 

_Une semaine pour lire un livre... ça ne m'ai pas arrivé depuis un bon bout de temps. Surtout pour 540 pages!

Alors la faute à qui? a quoi? Surement pas à ma vie sociale surbookée.

Le livre commence avec le verdict du médecin annonçant au professeur Adrian, qui lui apprend qu'il est atteint d'une maladie dégénératrice. En gros il va perdre la tête, avoir des hallucinations, et perdre la mémoire. En rentrant de chez son médecin il est témoin de ce qu'il croit être un enlevement, mais de toute façon il s'en tape, il ne pense qu'à une chose: se tirer une balle. Vous imaginez bien qu'il ne fera rien de tel. Commence alors des pages et des pages de dialogues entre lui et sa femme morte, son frère mort et bien sûr, son fils mort, lui aussi. Au début c'est assez déroutant, pour au final devenir plombant et parfait pour casser le rythme de l'histoire! Une pseudo enquête va être ouverte à propos de la dispartion de la "petite Jennyfer". La flic semble s'y interesser mais en même temps sans vraiment chercher. Le beau-père de la "victime" lui, semble pas si propre que ça, mais... bah on n'en saura pas vraiment plus. Pendant ce temps là Adrian continue de errer dans sa maison tout en discutant avec les membres de sa famille, tous plus morts, les uns que les autres. Hormis ses hallucinations il ne semble pas vraiment touché par la maladie.

Bon, et le pervers pédophile dans tout ça? Bah il fait son apparition au bout de 300 pages et devient récurant au bout de presque 350 pages. Ils vont faire équipe tout les deux de leur côté. "l'hexib', lui, va s'avérer être un peu plus humain qu'au premier abord. Ils vont tout deux remuer les bas fond d'internet et faire le tour des perversions sexuelles afin de trouver Jennyfer.

Jennyfer elle devient quoi? Et bien elle, est enfermée dans une pièce, filmée 24 sur 24. Regardée par des centaines de personnes. Tenue prisionnière par un couple de malades gagnant du fric en réalisant des snurff movie.

Dans les 200 dernière pages, alors que le roman devient réélement intéressant et que la tension monte de plus en plus, l'auteur nous rajoute une couche de déscription et de passages barbants, voir inutiles. La pression retombe et mon interet pour le livre avec.
On arrive dans les 50 dernières pages, la fin est proche, toute proche. Et quand elle se joue sous mes yeux, je n'ai qu'une envie, balancer le livre à travers la pièce tellement la fin est enchainement de n'importe quoi, et j'ai envie de dire: "tout ça pour en arriver là?". C'est comme s'il regretait de ne pas avoir mit plus d'action et de sang, et qu'il se rattrape à ce moment là.  Malgrès tout ça l'auteur connais trèèès bien le sujet, les passages sur la captivité sont très bons. J'ai pris beaucoup de plaisir à les lires, tout comme les passage sur toutes les paraphilies (oh tiens il semblerais que ce soit un livre chroniqué tout bientôt ici!) que l'on trouve sur le net.  Mais il n'aura pas réussit à me captivé (haha) tout le long du livre et je ne pense pas en garder un souvenir indélébile. Bon, je ne lui en veux pas tant que ça puisque j'ai prévu malgré tout de lire "l'analyste"!

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John Katzenbach - "Mort-en-direct.com" - Editions presse de la cité - 540 pages - 24 mai 2012

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 01:34

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Stéphane Bourgoin est né en France en 1953. Il est très porbablement LE spécialiste mondial des serial killer. Il est l'auteur d'innombrable livres sur le sujet. Son dernier livre, "Mes conversations avec les tueurs" sort aujourd'hui (30 mai 2012) et c'est avec un plaisir non dissimulé que je me suis penché dessus!

 

"Cela fait trente ans que j'interroge les serial killers. J'ai rencontré plus de soixante-dix de ces tueurs et tueuses multirécidivistes aux quatre coins de la planète. J'ai accumulé des ouvrages de criminologie, journaux de faits divers, archives de police, photos et vidéos de scènes de crimes, confessions, dessins et écrits.Dans mes livres, j'ai toujours présenté les serial killers de manière distanciée, sans porter le moindre jugement ni faire part de mon ressenti. Dans mes conversations avec les tueurs, je désire vous faire partager l'envers du décor. Vous montrer l'épreuve physique de ces rencontres, les moments d'angoisse qui précèdent les entretiens, la peur, parfois. Vingt ans plus tard, mon corps se souvient encore de la terreur qui s'est emparée de moi lors de ma rencontre avec Gerard Schaefer, un ex-policier accusé du meurtre de 34 femmes en Floride.  Dès l'instant où je me suis trouvé face à lui, j'ai eu le sentiment d'être confronté au Mal absolu. Je suis préparé, mentalement, à rencontrer ces "personnages" plus ou moins hors du commun. Mais à mon retour à Paris, je me demande parfois si ces voyages ont eu lieu. Oui, ils sont bien réels. Et incroyables."S.B.

 

Une fois encore Stéphane Bourgoin tient à nous faire partager ses relations si particulières qu'il entretient avec ces hommes. Mais cette fois-ci, il nous présente la chose de manière différente. En effet, il nous raconte l'avant entretient. Les moments de stress avant d'arriver aux prisons. La peur que le tueur décide de ne pas donner d'interview. L'idée que ça ce passe mal. L'idée aussi, de rencontrer le mal en personne... Il nous parle aussi de l'après. L'épuisement du corps et de l'esprit après avoir vécu quelque chose d'aussi fort. Il parle également des galères pour avoir certaines autorisations, les règlements très stricts.
Il a aussi fait le choix pour ce livre de ne pas mettre des tueurs très connus. En effet, il raconte ici ses rencontres avec des hommes comme Tommy Lynn Sells, Brian Rosenfeld, Roderick Ferrell ou encore Arnold Corll, très peux connus du "grand public".

Mais il y parle aussi de Gerard Schaefer. Ce flic accusé du meurtres de 34 femmes. Ce type particulièrement infame et pervers. Je crois que cet homme est une véritable énigme pour Stéphane Bourgoin. Il semble comme fasciné par lui. Il ne peux s'empêcher de parler de lui. Mais il faut dire qu'il y a de quoi... Le livre "journal d'un tueur" publié en 1994 par pocket est écrit par le tueur lui-même et, il y décrit ses fantasmes morbides mélangeant de la fiction et ses crimes. Un bouquin épuisé et introuvable sur le net à moins de 120€, que j'ai eu la chance de lire. Véritablement effrayant, mais en même temps... fascinant.

Le tout est bien sur agrémenté de bouts d'interviews des serial killer et, d'une courtre biographie de chacuns d'eux. Mais il y a aussi et surtout des photos. Photos des tueurs, de leurs victimes (vivantes ou mortes!!), d'objets leurs ayant appartenu, des prisons ou ils sont, des lieux de crimes...

Le vrai tour de force de ce livre et de l'auteur, c'est d'arriver à nous captiver une nouvelle fois avec un sujet pourtant mainte et mainte fois repris, un ouvrant richement documenté! Stéphane Bourgoin est d'ailleurs entrain de préparer un nouveau livre sur Gérard Schaefer pour les éditions Grasset, et bien, j'ai hâte de lire ça !

 

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"Plus de vingt ans après, mon corps se souvient encore de la terreur qui s'est emparé de moi lors de ma rencontre avec Gerard Schaefer. Dès l'instant où je me suis trouvé face à lui, j'ai eu le sentiment d'être confronté au Mal absolu Un souvenir qui me hante en permanance."

 

"Chaque serial killer est complètement unique. Prenons les exemples de John Wayne Gacy et de Jeffrey Dahmer, qui ont touts les deux le même type de victimes, des jeunes homosexuems. Ils ont torturé ces hommes, les ont tué, ont commis des actes nécrophiles et gardé les corps qu'ils ont démanbrés dans leur maison ou appartement. Nous sommes en présence d'un même choix de vicitmes, de ruses idéntiques pour les faire venir chez eux. Mais lorsque je rencontre John Wayne Gacy et Jeffrey Dahmer, je suis stupéfais par leur différence de motivations. John Wayne Gacy déteste ses victimes et éprouve de la haine pour eux, il veut les "punir et les hannihiler" pour s'être senti guidé par ses pulsions homosexuelles, alors que Jeffrey Dahmer aime ses victimes et désire les garder auprès de lui, car il se sent très seul."

 

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Stéphane Bourgoin - "Mes conversations avec les tueurs" - Editions Grasset - 200 pages - 30/05/2012

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:52

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Karin Slaugther est née le 6 janvier 1971 dans une petite ville de Géorgie. A ce jour elle a publié en France 10 romans.

 

Quelqu’un l’a torturée... Torturée longuement...
L’ancien médecin légiste de Grand County, Sara Linton, travaille depuis trois ans dans un grand hôpital, à Atlanta, et essaie de reconstruire sa vie.
Quand arrive aux urgences une femme très grièvement blessée, elle se retrouve plongée dans le monde de la violence et de la terreur. L'inspecteur Will Trent du Georgia Bureau of Investigation, dépêché sur les lieux, va découvrir que la patiente de Sara est la première victime d'un tueur sadique, d'un esprit dérangé. Retirant l'affaire à la police locale, Will et sa co-équipière Faith Mitchell vont traquer le tueur.

 

"Génésis" est le troisième volet de la série de l'agent Will Trent, après "Tryptique", et "Irréparable". On retrouve Sara Linton, personnage du livre "Au fil du rasoir", et Faith Mitchell présente, elle aussi dans "Irréparable".

 

Avant de me lancer dans la lecture du dernier livre de Karin Slaughter, j'ai d'abord voulu lire "Irraprochable" afin de me familiariser avec les personnages. Connaitre la relation naissante entre Faith Mitchell et Will Trent. Et tout simplement me familiariser avec l'auteure. J'était sorti du livre avec une très bonne impresson. Elle a su faire un roman à l'enquête poussée, habile et bien ficelée, et créer des personnages, là aussi profonds! "Génésis", en est la suite direct, c'est donc avec une certaine impatience que je me suis mis dedans, et voici mon avis: 

 

Avec ce roman, Karin Slaughter nous prouve une nouvelle fois qu'elle s'y connait en matière de Serial Killer et d'intrigue tordue! Mais, une fois encore, elle est bien loin des "page turner" violents et sans âmes, elle prend le temps de creuser chacuns de ses personnages principaux. Faith Mitchell se retrouve enceinte et diabétique, Will Trent, doit faire face au départ de sa compagne, et Sare Linton, elle, doit sortir de son deuil et se reconstruire! Tous ces "bras cassés" vont devoir faire équipe afin d'arrêter ce "tueur" pervers et plus que malin. Karin Slaughter décrit avec justesse des scènes d'horreur et de torture sans en faire trop . Ces femmes enfermées sous terre, battues et mutilées. Ces femmes, qui, au premier abord, n'ont rien en commum. Oui, mais...

L'intrigue est construite comme une toile d'araignée, et toutes ses femmes vont se réveler être liées. L'auteure va aborder un sujet tabou, et très rarement utilisé dans la littérature: les troubles du comportement alimentaire.

Du coté de l'écriture, une fois encore, c'est du bon. Là, non plus, elle n'en fait pas trop.
Je lui repprocherais tout de même, de parfois trop s'attarder sur la vie de ses protagonistes, et d'en oublier l'intrigue, qui passe en second plan. Malheureusement, ça coupe l'action et casse le rythme de l'histoire. On peut aussi lui repprocher cette fin qui arrive d'un coup, trop vite. Tout s'enchaine en quelques pages, de façon trop précipité.

Hormis ces quelques petites réserves, Karin Slaughter signe un vrai bon thriller !

 

Je vous laisse ici, un lien vers le site du "Mr Serial Killer" mondialement connu, Stéphane Bourgoin. Il a chroniqué ce livre lors de sa sortie et nous parle plus en profondeur du tueur du livre. Car, oui, il a bel et bien existé...

http://www.au-troisieme-oeil.com/index.php?page=actu&type=pol&news=38658

  genesis

"Elle passa en revue dans sa tête les diverses atrocités qu'elles avaient supportées: les tortures, la soufrance, la terreur. De nuveau, elle posa sa main sur son ventre. L'enfant qui grandisasait en elle était-il une fille? A quel genre de monde Faith allait-elle la livrer dans quelques mois? Un monde où les fillettes étaient battues ou violées par leur père, où les magazines leur disaient qu'elles ne seraient jamais assez parfaite, où en l'espace d'un instant des sadiques pouvaient vous arracher à votre vie, à votre enfant, et ovus jeter dans un enfer vivant pour le reste de vos jours?"

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Karin Slaughter - "Génésis" - Editions Grasset - 495 pages - 01/02/2012

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:27

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Chris Carter est né au Brésil, d'origine italienne. Il  a travaillé au bureau du procureur du Michigan comme psychologue criminologue. Il a pu étudier de nombreux serial killers. Il vit aujourd'hui à Londres, ou il se consacre à l'écriture. Le Prix de la peur est son deuxième roman publié en France.

 

L'année dernière, j'avais été attiré par la quatrième de couv de son premier livre, "la marque du tueur". Je m'étais lancé dans la lecture de ce livre avec un certain plaisir. Les personnages étaient sympas, le tueur bien bien barge et cradingue, mais l'intrigue un peu legère ne m'avait pas convaincue entièrement. Cette année Chris Carter revient avec un nouveau livre et les mêmes flics, c'est donc avec plaisir aussi que j'ai lu ce nouvel opus. De plus, ce livre m'a été offret par Pierre, l'auteur du (très bon) blog Black novel et c'est avec une joie non dissimulée là aussi que je vous annonce que vous retrouverez cette critique sur son blog. http://black-novel.over-blog.com/

 

_Quelques jours avant Noël, dans une église de L.A le cadavre d'un prêtre est retrouvé sur les marches de l’autel. Sa tête a été remplacée par celle d'un chien. En charge de l'enquête, le détective Hunter découvre qu'un cauchemar récurrent hantait le religieux: qu'on le décapite... Bientôt, les cadavres s'accumulent. Noyée ou brûlée vive, chaque victime meurt de la façon qu'elle redoutait le plus, comment le tueur pouvait-il connaître leur angoisse?

 

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Bon, je vous le dis, tout de suite, c'est un coup de coeur pour moi !!!!!

 

_Le livre s'ouvre directement par la scène d'exuction du prêtre. Le fameux tueur parle avant sa mise à mort et la tension est déjà présente. Le prêtre est décapité et a une tête de chien planté à la place de la sienne. Le meurtre est rès violent et du sang recouvre une grande partie de l'autel, dans une sorte de rituel. On retrouve juste après Rob Hunter, ce flic plus que qualifié et quelque peu torturé déjà présent dans le premier opus de l'auteur. Il va se retrouver à gerer cette enquête épineuse avec en prime un nouveau collègue qui débute dans le métier et un nouveau chef, qui se trouve être une femme... Un deuxième meurtre arrive et prouve que le tueur est plus pervers. Attention aux personnes sensibles qui n'aiment pas trop les scène gores. Là c'est du lourd. Je ne sais pas si Chris Carter c'est inspiré de choses vu à son taf, mais bravo pour l'originalité des meurtres! Les chapitres son courts, très courts, jamais plus de quatres pages et ça donne un rythme au livre, ça va vite, très très vite. Les pages défillent à une vitesse folle sans rien voir. Les indices arrivent par ci par là afin de diriger les flics sur des pistes plus ou moins bonnes. Les meurtres continuent et les cadavres s'entassent. Tout est très bien ficelé, c'est intelligent et la tension est vraiment là jusqu'au bout. Pas d'essoufflement de l'histoire à aucun moment. Le final est lui aussi réussi et apporte son lot de révélation et bien sûr, de sang !

_Chris Carte doit être un amateur de polar et de films de genre. On notera le nouveau flic qui s'appelle Hopkins et un autre Jack Kerley. Le premier vous parle surment mais peut-être pas le deuxième. Jack Kerley a publié deux livre en France ("le centième homme" et "collection macabre") Son premier raconte un flic a la pourssuite d'un tueur qui...et oui décapite ses victimes. Et si vous ne connaissez pas ses livres sautez dessus c'est du tout bon aussi :)

_Pour moi, avec ce deuxième livre, Chris Carter rentre dans la cour des grands. C'est déffinitivement un auteur à suivre et je serais là pour son troisème livre !

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_"Ironique que la seule certitude de la vie soit la mort, vous ne trouvez pas? Peu importe ce que vous avez fait de votre, poursuivit-il, indifférent à sa victime qui saignait. Peu importe votre richesse, ce que vous avez accompli - vos relations, vos projets et vos espoirs. En fin de compte, la même chose nous arrive, à tous, et cette chose, c'est la mort. Mais ce qui fait la différence, c'est la façon dont nous mourons. Certaines personnes meurent naturellement, sans douleur, au terme d'un cycle naturel. D'autres souffrent de maldaies incurables des annés durant, luttant à chauque minute pour ajouter quelques secondes à leur misérable vie. Certains meurent très lentement, reprti-il d'une voix galciale. L'agonie peut durer des heures, des jours, des semaines de souffrances; si on sait s'y prendre, il n'y a quasiment pas de limites - vous le saviez?
Il se tut. Jusque-là l'homme enchaîné n'avait pas remarqué le pistolet à clous dans la main de son assaillant.

_Et je sais exactement ce que je fais. Permettez-moi de vous le montrer.

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Chris Carter - Le prix de la peur - Editions les escales noires - 440 pages - 08/03/2012

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:26

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Lisa Scottoline est née en Pennsylvanie en  1955. Elle est l'auteure de de presque 20 romans, traduits en 25 langue. En 1995 elle a reçu le prix "Edgar Allan Poe".

 

Il y a quelques mois de cela j'ai lu "Ta vie contre la mienne" qui ne m'avait pas vraiment convaincu. L'auteur abordait un thème très intéressant mais le livre tombait assez vite dans la facilité et se perdait dans les clichés. Preuve que je ne suis pas très rancunié, je viens de lire son dernier livre sorti chez nous :)

 

Nouvelle arrivée dans une petite ville de Virginie, Rose McKenna est confrontée au pire le jour où elle sauve sa fille Melly des flammes d'un incendie qui ravage son école. "Vous avez du sang sur les mains !" Les parents lui reprochent de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour les autres élèves de la classe. Sauver des élèves ou revenir en arrière chercher son enfant ? Qu'auriez-vous fait à sa place? Auriez-vous risqué de sacrifier votre enfant ? Pourtant, une jeune enseignante, Kristen Canton, semble la soutenir. Mais celle-ci quitte mystérieusement son poste et disparaît totalement, sans laisser d'adresse. Derrière les querelles de cour d'école, le déchaînement de la presse, et les demandes de dommages et intérêts qui se profilent, attaquée en justice, Rose décide d'y voir plus clair. Et si la disparition de Kristen était liée à quelque chose d'autre ? Pourquoi cette jeune et brillante professeur a-t-elle soudainement décidé de tout quitter ? C'est une véritable enquête que Rose doit mener, au risque de fragiliser son couple pourtant si solide. Et si Kristen cachait des mensonges, et si Rose, elle aussi, n'avait pas tout dit de son passé, même à son propre mari ?

 

C'est donc sans trop de plaisir que j'ai commencé ce nouveau roman.

On est directement plongé dans la vie de cette mère de famille et dans l'incendie de l'école. On vit avec elle l'horreur de la situation dans laquelle elle est confrontée.Elle va très vite devoir faire face aux conséquences de ce drame, la santé de sa fille mais aussi et, surtout, aux attaques de toute une partie de la ville. Alors que tout le monde se ligue contre elle, elle se brouille aussi avec son mari. Mari qui lui, ne passe déjà plus grand temps à la maison, à cause de son travail. Elle commence à s'enfermer sur elle et, chez elle, jusqu'à ce que son passé caché ressurgisse sur le devant de la scène et, ne s'ajoute aux accusations actuelles. Elle se révèle donc bien moins lisse qu'il n'y parait et ça, c'est plutot intéressant. Il y a aussi cette prof très proche de sa fille qui prend la fuite. Elle cache un secret, c'est certain. Au final son secret n'a rien de bien méchant et, est juste ici pour détourner l'histoire vers une fausse piste. On comprend assez vite les tenants et les aboutissants de l'histoire mais on va au bout.

Pendant une partie de presque 50 pages elle nous raconte ses déboires avec la justice, avec son avocat et les autres. Ce qui ralentie considérablement l'action et l'histoire. Je ne suis pas sûr que cette partie soit utile au point d'en faire autant de page.

L'un des points faibles de Lisa Scottoline et de ses livres, c'est son écriture, ou la traduction, je ne sais pas. Son texte n'est pas toujours très fluide et très claire. A de nombreuses reprises elle utilise des mots, des expressions que personne ou presque n'utilise.

En conclusion je vous dirai juste que, non, ce n'est certes pas un roman qui me marquera pendant de longues années mais, c'est tout de même un bon moment de lecture et, il devrait plaire à une grande majorité de femmes. (mais aussi aux hommes hein :))

 

"_Imagine, c'est une hypothèse. Disons que tu sis supposée conduire le gamin d'une autre maman à l'école, dans ta voiture. Mais tavoiture n'a qu'un seul sigèe enfant. Deux gamins, mais un seul siège enfant. A quel gosse le réserves-tu, ce siège? Le tien ou le sien?
_Tu veux m'entendre répondre que c'est mon gami qui bénéficiera du siège.
_Heu, quoi, hein, ai-je bien entendu? Eh bien, oui, admit-il dans un rire, un peu gêné.

_Et toi, que déciderais-tu?

_Je le donnerais à mon gamin, ce siège, moi aussi, sans aucun doute.

_Moi, pas forcément. Peut-être. Si j'agissais de la sorte, je me sentirais coupable.

_Pourquoi? lui demanda-t-il, incrédule.
_Parce que s'il y avait un accident sur le chemin de la maison, et si quelque chose arrivait à cet enfant qui n'est pas le mien, je me sentirais respondable. Et je me sentirais aussi horriblement mal si c'était mon enfant qui était blessé.

_Et nous traitons toujours ce qui appartient aux autres mieux que ce qui nous appartien à nous c'est ça?"

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 Lisa Scottiline - Jamais sans toi - Editions Toucan - 500 pages - 25/04/2012

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 17:40

Gilles Caillot est né en 1967 et vit encore à ce jour à Lyon. Après de nombreuses années à sortir ses livres de façon plus ou moins discrète il sort en ce début d'année son 5eme roman, "l'apparence de la chair" aux Edition Toucan. Le synopsis m'a vachement botté, j'ai donc décidé de le lire et voici donc ce que j'en ai pensé !

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Pour le capitaine de police Sylvie Branetti, la vie s'est arrêtée il y a quinze ans, lorsque le tueur qu'elle poursuivait a enlevé sa fille Lila avant de disparaître. Après un passage obligé en hôpital psychiatrique et des séances régulières de psychothérapie et d'hypnose, elle se raccroche à un seul objectif: savoir ce qui est arrivé à Lila. La découverte d'un cadavre mutilé, arborant la même signature que celle du monstre qu'elle a croisé par le passé, la propulse à nouvea dans l'horreur. Mais elle a cette fois une espérance: connaître enfin la vérité. Accompagnée de Paul Bénito, son ancien  amant, elle veut suivre avec acharnement les traces laissées par le bourreau et mène une enquête aux confins de la réalité, un parcours peuplé de rêves étranges qui la submergent de plus en plus.

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Le moins que l'on puisse dire de ce livre c'est qu'il est efficace. Les chapitres courts nous font tourner les pages à une vitesse folle et on a lu 100 pages s'en même s'en rendre compte. On est directement embarqué dans son intrigue et on suit Sylvie dans sa folie. Le côté psychologique est des plus saisissant et des plus réussi. Plus on avance plus l'histoire devient sombre, et plus Sylvie s'enfonce dans l'horreur. L'intrigue est tenue jusqu'a la fin sans fausse note.

La fin oui, justement... Elle en etonnera plus d'un. Le dernier chapitre offre une conclusion édiffiante et c'est là que tout le talent de Gilles Caillot apparaît vraiment, quand on se rend compte qu'il s'est joué de nous depuis le début!

Une vraie réussite et une très bonne découverte !

 

"_Et vos cauchemards?

J'hésite.

Si je lui dis la vérité, il va encore s'inquiéter. Or, je ne veux pas qu'il s'inquiète. Je dois continuer les séances d'introspections, coûte que coûte.
Je décide de lui mentir.
_Ils s'espacent, docteur. Un par semaine, tout au plus.
Si je lui avouais que certaines nuits, il m'arrive d'en avoir trois ou quatre d'affilée, il m'interdirait formellement ce remue-méniges.
Quinze ans que cela s'est passé. Quinze ans que cela dure.
La scène se répète invariablement, même si ces derniers temps, grâce à notre travail, elle devient de plus en pls précise, presque réelle.
J'ai perdu une partie de moi ce jour-là. Je veux la retrouver.
Je suis peruadée que ma mémoire en détient la clé. Quelque chose qu'elle a capté à mon insu et qui m'aidera dans ma quête.
C'est ma dernière volonté: qu'il me rendre ma fille, l'amour de ma vie. La seule raison qui me reste dans cette existance de détresse."

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Gilles Caillot - L'apparence de la chair - Editions Toucan - 407 pages - 11/01/2012

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 13:37

Si vous ne connaissez pas encore Paul Cleave, je vais faire en sorte que ça change !47762_149591438394550_5327795_n.jpg

Cet écrivain de 37 ans originaire de Christchurch (Nouvelle-Zélande) est l'auteur de 5 romans, dont deux (seulement) publiés en France.

Le premier, "Un employè modèle". Sorti en Août 2010 ce livre nous raconte l'histoire de Joe Middleton, qui travail comme homme de ménage au département de Police de Christchurch. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire.

 

Je vous voir venir et me dire que ça ressemble à la série Dexter. Oui et bien non! En effet c'est là aussi un serial killer qui mène l'enquête, mais la comparaison s'arrête là!!

 

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Dès les premières pages nous plongeons dans l'esprit tordu de Paul Cleave. Le personnage principal, Joe, surnommé "Joe-le-lent" par tout le monde au travail, est un homme de ménage retardé. Retardé? En apparence seulement, parce qu'il est en vérité, doté d'une grande intelligence. Son hobbit, c'est de tuer et violer les femmes. A ce jour, 6 sont passées sous sa lame. Le fait de bosser dans ce commissariat permet à Joe de suivre de très près l'enquête sur le "Boucher de Christchurch", et autrement dit, sur lui. Un septième meurtre avec le même modus operandi va voir le jour et du coup chambouler les plans de Joe. Dans sa vie privé cet attachant serial killer est bien sur un célibataire de longue date qui vit avec ses deux poissons rouge et dîne une fois par semaine chez sa mère. Sa mère justement... femme veuve depuis plusieures années et frolant la sénilité. Elle ajoute une grosse touche d'humour à ce livre et un vent de fraicheur. Mais elle n'est pas la seule. Au commissariat il y a aussi Sally, jeune femme célibataire et follement éprise de Joe. Le livre tient la route de bout en bout en combinant passages d'humour noir, d'enquête, de meurtres violents et de répliques acerbes de Joe.  Plus les pages défilent et plus on s'attache à ce dingue.

Ce livre va très certainement devenir un classique du genre ! Et très gros coup de coeur pour ma part !

 

"Je pose la pointe du couteau sur sa joue et je lui demande d'ouvrir la bouche. Elle est toute disposée à coopérer quand la lame commence à l'égratiner. Je me penche alors vers ma mallette, j'en sors un oeuf et je le lui colle dans la bouche. Tout devient facile quand elles renoncent à resister. [...] Elle ne moufte pas. Pas de problème, visiblement. Je vais dans la salle de bains, ramasse sa serviette, la rapporte et lui couvre le visage avec. Je me déshabille et je grimpe sur le lit. Elle bouge à peine, ne se plaint pas, continue seulement à pleurer jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de larmes. Quant on a fini, et que je descends du lt, je découvre qu'à un moment l'oeuf a glissé jusqu'au fond de sa bouche, au point de l'étouffer avec succès. Ceci explique les borborygmes que j'ai entendus et que, sur le moment j'avais pris pour autre chose. Oups!"

 

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Son deuxième livre, "Un père idéal" sorti, lui en octobre 2012. L'histoire est celle de Jack Hunter qui a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s’attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour y arrêter le premier serial killer de l’histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande. Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d’avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c’est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu’il se tourne pour prendre conseil. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L’instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu’Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l’horreur.

 

 C'est toujours avec une certaine appréhension que j'attaque le deuxième livre d'un auteur dont j'ai aimé le premier et, Paul Cleave n'y échappe pas. 

On est dans ce deuxième livre assez loin de son "un employè modèle". Alors que son premier roman est noir mais drôle, celui-ci est noir... et noir !

Le livre s'ouvre sur la jeunesse d'Edward, sur la découverte des meurtres de son père, son arrestation et le destin tragique de sa mère et sa soeur. Et là déjà on sent l'ambiance pesante. Puis on arrive plusièures années plus tard, Edward est adulte, marié et père de famille. Tout va bien dans sa vie. Pour le moment. Moins de 50 pages après le début du livre l'ambiance noire s'assombrie encore. Sa femme est tuée et il se retrouve seul avec sa fille et sa belle famille qui le hait. Il va donc faire en sorte de se relever de se drame et surtout de retrouver le meurtrier de sa femme. Son père, qui est en prison depuis plusieures années va réaparaitre dans la vie de son fils. Alors que tout le monde dit depuis toujours que le fils ne peut que finir comme le père, il va tenter de prouver le contraire et filer droit. Mais comment resister quand on a plus rien ou presque? Le père et le fils vont donc faire équipe afin de se faire vengeance à n'importe quelle prix, même s'il doit payer de sa vie. Il va s'embourbrer dans une merde pas possible et va avoir bien du mal à en sortir. Au bout de 250 pages, alors que l'on pense que le livre ne peut pas être plus sombre qu'il n'est, Paul Cleave nous prouve le contraire et rajoute une couche de violence et de mort, sans toute fois en faire de trop et le livre, jusqu'à la dernière page reste crédible. Avec ce roman d'une noirceure extrème Paul Cleave nous offre un final dans la lignée direct du livre, sans espoir et derangeant ! Cela dit, l'ériture reste toujours aussi bonne.

Coup de coeur énorme pour ce livre aussi!

 

"On me ramène à la maison. Le soleil est sur le déclin et la ville semble désormais plus sombre. Les ombres projetées par les bâtiments fatigués sont petites mais sinitres, les personnes qui s'y abritent sont hébétées, les arbres, les plantes et les fleurs qui font la Ville-Jardin ont tous perdu leur vivacité - la vie abandonne le monde. Nous passons devant des étals de fruits délabrés en bordure de la route, des pancartes " A vendre" devant des maisons que leurs occupants veulent quitter. Le sang sur mes vêtements sèche, sa couleur virant du rouge vif à un bordeau foncé. Les taches rêches et rugueuses me démangent. A chaque seconde qui passe la distance entre Jodie et moi s'accroît, et l'espoir de la récupérer redevient le désespoir que j'ai éprouvé à l'instant où je l'ai vue se faire abattre. C'est ma ville, chez moi, l'endroit que j'aimais mais que je n'aime plus. Maintenant je ne sais pas ce que c'est. Certainement pas chez moi. Plus maintenant. Maintenant, c'est l'endroit qui a tué ma femme et pris sa mère à ma fille. Maintenant, c'est un cloaque et je n'y vois aucun avenir."

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"Un employé modèle" - Editions Sonatine - 423 pages - 19/08/2010

"Un employé modèle" - Editions livre de poche - 477 pages- 31/08/2011

"Un père idéal" - Editions Sonatine - 405 pages - 13/10/2011

"Un père idéal" Editions livres de poche - 450 pages - 03/10/2012

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 00:33

Karen Maitland n'est pas encore véritablement encrée dans le paysage de la littérature en France et c'est bien dommage.

En France deux de ses livres ont été publiés. ("La compagnie des menteurs" en 2009  et chez pocket en 2011 et "Les âges sombres" il y a tout juste quelq

ues jours.) Tout les deux aux éditions Sonatine. Si en ce début d'année j'ai eu un coup de coeur c'est bel et bien pour son nouveau roman.

 

"Les âges sombres" ça parle de quoi?

"1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang."

 

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Et "la compangie des menteurs" ?

1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d’échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ?
Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard.

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Je ne passerai pas par quatre chemins, je crois n'avoir jamais lu un polar historique comme ça! Jamais un livre ne m'a emporté dans un univers aussi riche et bien décrit.

L'intrigue des "Âges sombres" est intelligente et très bien menée de bout en bout. On est embarqué dans une Angleterre du 14eme ravagée par la faim et les superstitions. Dans un climat ou la magie à plus de pouvoir que la seigneurie. Karen Maitland nous conte merveilleusement ce climat et cette atmosphère, au point d'avoir envie de se décroter les chaussures à la fin du livre. On passe près de 700 pages les pieds dans la boue. Le plus de ce livre c'est ses chapitres. On change de personnage et donc de point de vu à chaque fois. On passe tant tôt d'un prètre, à une enfant du village, puis une beguine et ainsi de suite. En plus de ça elle a le dont de faire vivre des personnages attachants qui cachent tous leurs secrets. Bref, je ne vous en dirais pas plus, si ce n'est, foncez lire cette auteure qui mérite d'être lu et reconnue par un grand nombre ! Mon plus gros coup de coeur de ce début d'année !

 

Je vous laisse avec une petite "bande annonce" faite pour la promo de ce superbe livre !

 

Demosthène
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La compagnie des menteurs - Karen Maitland - Editions Sonatine - 571 pages - 18/03/2010
La compagnie des menteurs - Karen Maitland - Editions Pocket - 665 pages- 01/09/2011
Les âges sombres - Karen Maitland - Editions Sonatine - 672 pages - 16/05/2012
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 23:39

 

Je ne pouvais pas commencer ce blog sans vous parler de ce qui est très certainement MON livre. Oui, mon livre préféré ! Un des plus gros choc littéraire de ma (jeune) vie! "Le corps exquis" de Poppy Z. Brite. Poppy est une jeune femme d'à peine 45 ans qui vit avec une quinzaine de chats, elle a un visage d'ange, et pourtant elle a surement écrit l'un des livres les plus pervers à ce jour.

 

Ça parle de quoi? Et bien c'est simple: "Andrew Compton, un serial killer anglais, s'évade de prison en se faisant passer pour mort. Réfugié aux U.S.A., à la Nouvelle-Orléans, il rencontre par hasard un autre prédateur, Jay Byrne. L'histoire d'amour qui va unir ces deux psychopathes cannibales et nécrophiles ne les empêchera pas de semer le désordre dans le statu quo ambiant et de laisser dans leur sillage une piste sanglante."

Tiens donc, ça vous rappelle quelque chose à vous aussi? Et bien oui, c'est normal. Ce livre est directement (et librement) inspiré de la vie du serial killer Jeffrey Dahmer, surnommé le cannibale du Milwakee.

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Il n'est pas chose facile que de traiter d'un sujet pareil, mais il semblerait que Poppy Brite n'en ai cure et nous livre ici un roman fort, fascinant et, cru dans un univers malsain. Elle nous décrit sa version de la vie de Jeffrey Dahmer avec talent. Mais bien entendu ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains. Elle raconte l'histoire avec une telle maitrise que l'on arrive presque à ce mettre à la place des tueurs. A ressentir leurs émotions. On suit les divagations des protagonistes dans leurs ébats meurtriers et sexuels.


Une fois le livre fermé on devrait se dire "ouf, fini, enfin!" Et bien non... Et c'est là tout le talent de cette auteur(e). De la perversion, on n'en redemande encore. On veut du sang et des meurtres. Vous savez, un peu comme lorsque sur une autoroute on croise un accident. On ralentit histoire de voir un peu de sang, et une fois la scène passée, on regarde dans le retro. Et bien là c'est pareil.

 

Âmes sensibles s'abstenir tout de même. Un vrai bijoux d'horreur !

 

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Le corps exquis - Poppy Brite - Editions J'ai lu - 285 pages - 01/09/2005

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