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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 18:27
La patience du diable - Maxime CHATTAM - Sandrine

~~Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue... Deux ados qui tirent sur les passagers d'un TGV lancé à pleine vitesse... Des gens ordinaires découverts morts de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu'un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l'empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d'une maitrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Je trouve que ce thriller dénonce avant tout une société qui a fait le choix de devenir de plus en plus violente, galvanisée par les médias qui banalise les images de haine et de mort en nous les servant sur le petit écran à tous les repas, à toutes les heures, à la portée de regards fragiles et sensibles, et nous rendant petit à petit indifférents et blasés. Nous avons perdus notre libre arbitre et nous subissons pour la plupart ces agressions visuelles avec une certaine forme de soumission.

Nous ne sommes plus à la hauteur de ce qui faisait notre humanité. Nous sommes rongés par un progrès que nous n’assumons et ne maîtrisons plus, un progrès qui nous enferme dans un individualisme confortable et rassurant.

Mais qu’en est-il des autres ? Ceux qui rongent leur colère et leurs frustrations, ceux qui ont peur mais n’attendent qu’une étincelle pour imploser, ou pour passer à l’acte, ceux qui se servent des ces images pour justifier leurs actes.

Je ne parle pas du livre me direz-vous ???? Et pourtant si ! Il est terrifiant et presque juste. Maxime CHATTAM, conscient des dérives de notre espèce, les met « en scène » avec une redoutable efficacité et un réalisme glaçant, car la marge est parfois si infime entre la fiction et la réalité. Ne passez pas à côté, outre ce message bien pensé et bien observé, ce livre est formidable de bout en bout, hyper bien structuré et en parfait cohérence avec l’actualité. Une histoire à vous faire dresser les cheveux sur la tête !

Et n’oubliez pas, le Diable n’est plus cet ange déchu qui se voulait l’égal de Dieu … Le Diable c’est eux, c’est vous, c’est nous …..

Sandrine

Editions Albin Michel (28 mai 2014) – 490 pages

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:47
Un mort de trop - Alexandra Appers - Démosthène

À Saint-Amand-La-Givray, il n'y a rien à faire. Et rien à espérer. Surtout quand on est un gosse de vingt-cinq ans et qu'on a un rêve. Celui d'Otis est de devenir tatoueur. Jusque là, il s'exerce sur les chiens et les chats du village, et n'a d'yeux que pour Ella, Lolita paumée et vénéneuse dont tous les mâles des environs convoitent les formes. Entre Ella et Otis, un obstacle de taille : sa mère. Forteresse de cruauté et d'amour, femme abandonnée par ses amants, elle est la patronne de l'Indiana, un bar refuge de la faune locale. Otis voit jour après jour son rêve mourir. Un soir, n'en pouvant plus de railleries, de frustrations, de jalousie, il boit. Plus que de raison. Bagarre, cris. Ella, bousculée, s'effondre. Pour protéger son fils, sa mère cache l'accident, et le corps de la défunte dans la cave de l'Indiana. Désormais il faudra vivre avec la peur au ventre, et une morte sous les pieds.

Elle est belle cette couv', hein?
Perso, je trouve qu'elle claque sa mère! :D
Mais bon, ON NE JUGE PAS UN LIVRE A SA COUVERTURE!!!!
Certes, mais quand même...

Bref, parlons peu, parlons bien!
Déjà, remercier les éditions Ring pour l'envoie de ce livre.

Je n'ai, au final pas grand grand chose à reprocher à ce livre. C'est vrai, je suis tombé sous le charme dès les premières pages. Vraiment. Le style très visuel, l'écriture fluide, mais recherchée. Les situations, toujours entre le tragique et le comique. Les personnages...
Otis, ce bellâtre de 25 ans, grand rêveur. Ce jeune homme qui n'a qu'une envie: TATOUER. Et oui, bon.... sortir de ce trou paumé !
Mais surtout cette envie incontrôlable de vouloir, devoir, même, tatouer les gens, mettre de l'encre sous l'épiderme. Enfoncer l'aiguille de 2 millimètres dans la peau. Entendre le ronron de son pistolet. Mais quand on vit là où il est, et que jamais ô grand jamais on a tatoué, les cobayes ne font pas la queue. Alors on fait avec ce qu'on a sous la main.... les chats et les chiens du coin...!
Puis il va tatouer. Et il va être doué, très doué. Mais la pratique ne va pas se révéler être aussi sympa que prévue... pourtant le besoin sera toujours plus fort que tout !
Cet homme dont la vie va basculer après une soirée de beuverie. Basculer dans l'horreur pour toujours. Vivre avec ses pêchés, ses tourments, sa peine.... sa famille aussi!
La mère... entre forteresse de tendresse et casse-couille castratrice!
La petite soeur bébête qui a toujours une insulte à la bouche.

Imaginez le tout dans un bar entre alcooliques, sosies du King (Elvis, pas Stephen...) et castagne (dehors hein, parce que la patronne n'aime pas qu'on se batte dans son bar)

Le seul truc qui me chagrine un peu dans ce livre c'est... La Fin.
C'est dommage...
En quatrième de couv on nous annonce "un thriller psychologique au coeur des montagnes". C'est con, on en parle pas ou presque dans le bouquin de cette montagne...
Et surtout on nous promet "une issue inattendue". Mouais.... elle est vite devinée cette fin. M'enfin, moi, je l'ai trouvée très vite.


Il n’empêche que j'ai passé un bon moment, avec ce livre lu d'une traite.
Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur de mes attentes...!

"Un mort de trop" est un livre sulfureux, et hors-norme ou l'humour, la tendresse et la folie de sont jamais loin.

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Un mort de trop - Alexandra Appers - Éditions Ring - 2
65 pages

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:14
"N'éteins pas la lumière" Bernard MINIER (Sandrine)

~~Résumé : « Tu l’as laissée mourir... » Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire... Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir reprendre du service... ce qu’il va faire, à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues. Et si nos proches n’étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l’obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire... Après les grands succès de Glacé et du Cercle, Bernard Minier revient avec un thriller sur la manipulation et l’emprise, en explorant nos cauchemars les plus intimes, nos phobies et nos obsessions...

Tout d’abord il y a Christine, animatrice dans une station de radio, fille de parents célèbres, et sur le point de se marier avec Gérald, un soir de noël, elle reçoit une lettre dans sa boîte aux lettres dans laquelle une femme fait ses derniers adieux avant de se suicider, ce courrier pense Christine est forcément une erreur puisqu’il ne lui est pas destiné, et pourtant sa vie va tourner au cauchemar… Christine est persécutée sur son lieu de travail, dans sa vie privée, un inconnu s’immisce dans sa vie, la harcèle, se fait passer pour elle en faisant courir des rumeurs de plus en plus terribles, et petit à petit tout le monde lui tourne le dos, la croit folle, son monde bascule et tout ce en quoi elle croyait…

Et puis Il y a le commandant Martin Servaz, homme détruit (cf. : LE CERCLE) en centre de rééducation pour flics dépressifs et abîmés. Un matin il reçoit un étrange colis avec une clé et l’adresse d’une chambre d’hôtel où un an plutôt une jeune femme s’est suicidée. Rien de moins pour titiller le flic qui sommeille toujours en lui, sa curiosité attisée par cette missive ! Qui lui a envoyé cette clé et surtout Pourquoi ???

Et si tout cela n’était qu’une seule et même histoire ?

Je n’irais pas plus loin au risque de révéler toute l’intrigue.

Bernard Minier n’apporte rien de nouveau au genre, c’est un thriller classique avec tous les ingrédients qui vont bien ! Mais quel redoutable narrateur ! Il vous embarque là où il le souhaite et vous ne pouvez faire autrement que de le suivre, le rythme est effréné et percutant, rien n’est laissé au hasard et franchement quel pied ! C’est terriblement efficace et rondement mené jusqu’à la fin Mais attention ! Vous n’êtes pas au bout de vos surprises et elles sont multiples !! Je trouve que Bernard Minier est de plus en plus à l’aise dans son écriture et son style qui lui va comme un gant d’ailleurs, je compte bien le suivre de très près lui et son commandant !

Bonne lecture

Sandrine

N'éteins pas la lumière - Bernard MINIER - XO EDITIONS 2014 - 610 pages

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:14

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin, architecte, jusqu'au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans une tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé. Après des mois de doutes et de recherches infructueuses, le couple décide de quitter le Maroc et de revenir vivre en Irlande.
Cinq ans plus tard, Ro
bin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s'imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d'une femme au beau milieu d'une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant? Si oui, que s'est-il vraiment passé à Tanger?

Oui, je reprends le chemin du clavier et du blog après un long moment d'absence. Et ce n'est pas pour rien. Non, non! Il faut que je vous parle de ce titre! Je pense, j'en suis presque certain qu'il va plaire au plus grande nombre.


Au final, je n'ai pas grand grand chose à dire sur ce livre. J'ai adoré voilà tout ou presque.
La narration est parfaite. On alterne à chaque chapitre entre le point de vue du mari et celui de la femme.
Ils révèlent tour à tour leurs secrets, les petits mensonges insignifiants, les non-dit de leur couple.
Leurs émotions face à la perte de cet enfant, les regrets de leur vie d'avant. De quand ils étaient bohèmes, jeunes, insouciants. L'amour, la peinture, le sexe et la musique. Aujourd'hui, plus rien n'est comme ça ou presque. Le chaos ne règne plus, certes, mes des remords sont toujours là.
La tension est vite palpable et une vive émotion apparaît très vite et reste présente. C'est probablement ça la force de ce roman. A fleur de peau tout du long. Jamais en faire trop. Que ce soit crédible, sensible. Qu'on puisse s'imaginer facilement à leur place.

L'écriture est elle aussi très bonne. Les personnages, attachants.
On se fait vite avoir, on tourne les pages, encore et encore. Impossible de le lâcher. La vérité, il faut la connaître au plus vite.
J'ai cru justement apercevoir cette vérité à 100 pages de la fin. Et là... la peur d'être déçu, que le final tombe à plat, que ce soit "juste" ça.


Et je me suis bien fait avoir. Karen Perry a imaginé pire que moi. Un final vraiment surprenant.
Au final, un Happy Ending? Hummm à vous de voir sur ce coup là...


Les fans de thriller psychologique devraient être ravis et bluffés.
En tout cas, moi, je l'ai été! Et je vous rappelle que c'est un premier roman! C'est peu dire que j'attends le prochain.

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Les mensonges - Karen Perry - Cherche-Midi Éditions - 03/04/14 - 365 pages

Les mensonges - Karen Perry
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 18:16

Été 1977. L’Amérique croit avoir tout subi : assassinat de JFK, émeutes, fiasco au Vietnam, crise économique. Meurtri dans sa chair et saigné dans ses ambitions, le pays est à genoux. New York aussi, soumise à une canicule sans précédent, au blackout et à son bourreau.
Un tueur mystérieux qui rôde la nuit et décime la jeunesse avec son revolver. Un prédateur unique dans la sphère des tueurs en série, défiant les autorités, les médias et le pays tout enti
er.

J'étais parti pour faire tout un speech sur le livre. Un truc long et probablement chiant, mais au final qui lit vraiment les blogs? Et le mien en particulier, hein??
Donc, non, je vais faire un truc court et dire ce que j'en pense vraiment en peu de temps, de phrases et de mots. (Avouez, vous en avez déjà marre?)

Je dois avouer que je ne connaissais Berkowitz que de nom et de réputation. Hormis deux trois pages par ci par là je ne savais rien de sa vie et de son oeuvre.
L'idée de lire un portrait de ce type ne m'était jamais venue à l'idée. Puis Michael est arrivé...
Ayant aaaaadoré "La voix secrète" (putain lisez ce livre, bordel!) et beaucoup aimé "Sale temps pour le pays", je ne pouvais pas passer à côté de son nouveau bébé.

Les chapitres sont courts, ça va vite, très vite (englouti en deux jours). On alterne avec une facilité déconcertante les phases dites d'investigation pure. Michael nous raconte l'enquête de A à Z dans les moindres détails. Photos, et documents à l'appuie.
Puis, les phases romancées, ou Michael parle (écrit) à la place de Berkowitz! Ça swing, ça bouge, c'est choc devant les propos et les gestes du tueur. Parfois consternant devant la bêtise des flics... Il nous décrit aussi la ville de New York. On ne peut pas ne pas parler d'elle, elle fait quasiment figure de personnage principal. Son rôle n'est pas des moindres dans les agissements du Son of Sam. Mais au final, Michael nous prouve que Berkowitz n'est que le cruel reflet d'une ville en prise avec ses démons. Une ville qui souffre dans un pays qui veut tout, tout de suite. ("Il m'en faut toujours d'avantage, je veux tout voir, j'veux tout savoir et je veux tout avoir") Mais un pays presque à l'agonie!

Bref! Oscillant entre l'essai d'investigation et le thriller halluciné, avec son écriture efficace et toujours aussi visuelle, Michael Mention nous conte la vie de Berkowitz, dit le Fils de Sam avec une redoutable efficacité.
Entre Rock'N'Roll, LSD, Satanisme et meurtre!

Une réussite! Une vraie!

Il n'y a plus de doutes, la patte Michael Mention est là, il n'écrit pas! Non!
Il écriiiiiiiiiiiiiiiiiiit!
Et va falloir le suivre de près!

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Michael Mention - Fils de Sam - Éditions Ring - 15/01/14

Michael Mention - Fils de Sam
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 13:33

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa soeur Camille d'un oeil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus.
Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange fascination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure.
Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix.
Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivant de ce domaine, ou le piège es
t-il déjà refermé?

Ce nouveau roman de Sandrine Collette est probablement l'un des livres les plus attendu de l'année 2014. En effet, l'année dernière elle a offert une grosse claque à pas mal de monde avec son premier roman "Des noeuds d'acier".
Il est difficile de passer après et la chose ne va pas être aisée.
Alors, que vaut ce deuxième essai? Plantage total ou réussite?

Le livre s'ouvre par un prologue. Cru, violent, brutal. Déjà à peine ouvert que ça fait mal, très mal. Mais malgré tout, l'envie est là, je veux savoir, souffrir, m'en prendre plein la tronche. Je vais pas être déçu.

Sandrine pose ses personnages, Malo, Camille, Octave, Andreas avec précision et elle les travaille à la perfection.
Le décor, ici aussi va jouer un rôle plus ou moins important. S'il est moins hostile que dans le premier il livre son lot de scènes stressantes. En particulier la forêt...
Sandrine arrive à créer une atmosphère oppressante et étouffante en un rien de temps, avec 3 phrases.
L'écriture, comme dans le premier est bonne, très bonne. Tout sonne juste, tout le temps. Une écriture douce qui adoucie un peu le tout.
Elle nous conte aussi et surtout le quotidien des vendangeurs. Levé tôt, couché tard, le travail usant, salissant, répétitif... Une vision que l'on voit rarement dans le polar (et les romans en général).
On tourne les pages encore et encore sans plus pouvoir s'arrêter ou presque, savoir ce qu'il va arriver, quand, comment. Elle joue avec les nerfs du lecteur comme avec ses personnages. Cette relation de "je t'aime moi non plus" entre Camille et Octave". La confrontation entre Octave et Malo. La disparition du frère. Les recherches de la soeur. Les questions sans réponses. La lente descente dans une presque folie pour découvrir la vérité.


Jusqu'à la découverte du pourquoi comment qui ne laissera, je pense, personne insensible. On fonce tête baissée vers la révélation coup de poing qui fait tout péter, et une scène finale abominable qui nous laisse un goût d'horreur dans la bouche. On en ressort tout chamboulé...

Pour ceux, qui éventuellement auraient trouvé le premier top trash ou trop violent, rassurez-vous, ce deuxième roman est plus calme, plus soft. Il n'y a véritablement que le prologue et le final de "trash". Le reste n'est que psychologique. Mais ça fonctionne à merveille !!

En conclusion, avec "Un vent de cendres", Sandrine Collette nous livre une version sombre et moderne de "la belle et la bête". Une fable violente sur l'amour et la différence.
Une réussite, encore une fois!

Bravo Miss Collette !

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Sandrine Collette - un vent de cendres - Éditions Denoël - 60 pages - 13/02/14

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:46

Vous avez certainement (ou pas) remarqué que depuis pas mal de temps je délaisse un peu (beaucoup) mon blog. Oui, j'avoue, je n'ai plus trop trop le temps...
J'ai tout de même décidé de prendre le temps de faire un article bilan de cette année 2013. Année où j'ai tout simplement explosé mon nombre de livres lus. Au 31 décembre 2012 j'étais à 107. Là, nous sommes le 12 décembre, j'en suis à... 122.

Comment toujours il y a eu du bon, du très bon et de l'excellent. Mais seulement 3 coups de coeur cette année. Oui, c'est peu! Il est fort probable qu'avec le temps je devienne plus pointilleux et difficile à convaincre.

Pour ce qui est des coups de coeur j'en ai bien entendu déjà parlé ici puisqu'il s'agit de:
-"Sa vie dans les yeux d'une poupée" signé Ingrid Desjours. La folie, l'horreur, l'amour, la monstruosité. Tout simplement tout ce que j'aime. Gare aux âmes sensibles. LE meilleur bouquin 2013 à MES yeux! Une pépite du genre!

-"Des noeuds d'acier" de Sandrine Collette. LA révélation de l'année. Prix de la littérature policière 2013. Là aussi sur la folie des hommes. La cupidité. L'envie. Une très grosse réussite. Une auteur à suivre absolument. A lire, à lire et à lire!!!

-"L'enfant perdu" de John Hart. Plus sobre, plus soft. Dans la sensibilité et l'émotion parce que, oui, ça fait du bien de temps en temps. Simplement superbe. A fleur de peau, beau et dur à la foi.

Si je ne devais garder que trois titres ce serait ceux là. Vraiment! Le meilleur de l'année pour moi.


Mais tout le reste n'a pas été mauvais, non, non. Loin de là!


Du côté de chez Actes Sud notamment:
-"Fleur de cimetière" de David Bell. Effrayant. Syndrome de Stockholm powa! Angoissant.
-"Emergency 911" de Ryan David Jahn. Très bon également. Road movie qui dérive méchamment en chasse à l'homme.
-"Messe noire" de Olivier Barde-Cabuçon. Pus calme. Plus ambiancé. Léger tout en nous faisant voyager à l'époque de Louis XV
-"Polarama" de David Gordon. Drôle, drôle, drôle et trash! Entre viscères, porno et humour.
-"Persona" de Erik Axl Sund. Premier tome d'une trilogie qui va probablement faire date. Violent et psychologique. Un thriller d'une redoutable efficacité.

Tous bons, voir très bons!!

Les "petits nouveaux" aussi ne sont pas en reste.


Je retiens tout particulièrement Jérémie Guez qui a su me convaincre avec ses trois romans noirs: "Paris la nuit", "Balancé dans les cordes" (prix sncf du polar 2013) et "Du vide plein les yeux". Du noir comme j'aimerais en lire tout le temps. Une écriture sans chichi, qui va là où il faut. Qui tape juste. Des personnages attachants. Toujours! Vivement le prochain.
Elsa Marpeau et son "Expatriée" a joué avec moi et j'aime ça.
Lisa O'Donnelle avec "Le doux venin des abeilles".
"Les mères" de Samantha Hayes, le meilleur contraceptif de l'année. Mo Hayder et Gillian Flynn ont trouvé une nouvelle copine! ;)
"L'heure des fous" de Nicolas Lebel. Savant mélange d'humour et de polar Parisien.
Stephan Ghreener et son "French Bricolo" Tome 1 et 2. Entre Tueur à gage, humour et Rock'N'Roll
Maud Mayeras également, avec son "Reflex". Elle aussi mélange la musique à son univers, mais l'humour n'est pas là, non. Du tout ! Vous n'en sortirez sûrement pas indemne.

Certains "vieux" ce sont aussi invités cette année. Pas forcément pour le meilleur

-Mo Hayder m'a fait les yeux doux avec "Proies" et m'a achevé avec son dernier "Fétiches", tout simplement génial. Il nous faut maintenant attendre 2015 pour lire la suite des aventures de Jack et Flea.

-Mr Anonyme et son "Psychokiller" également. Toujours drôle et trash. Encore une comédie pas familiale du tout!

-Perter James lui m'a un peu déçu avec les suites de "Comme une tombe". Malheureusement, "La mort leur va si bien" et "Mort... ou presque" ne sont pas à la hauteur du premier tome. De bons moments tout de même.

-J'en ai terminé avec Franck Thilliez. Son nauséeux "puzzle" m'a convaincu... d'arrêter de le lire. Terminé! Plus jamais de Thilliez. Stop !

-Cody McFadyen déçoit également. "Ceux qui nous ont offensés se lit principalement pour ses personnages. L'intrigue, elle....

-Roger John Ellory m'a foutu une claque! Une belle, une grosse. Bien comme j'aime. "Mauvaise étoile" est juste génial!

-Donato Carrisi a une foi encore déçu. La suite de son pourtant très bon "Chuchoteur" a bien failli me tomber des mains à plusieurs reprises.

Niveau bouquins pas récent du tout mais que j'ai lu cette année, il y a:

-Pascal Garnier que j'ai découvert cette année avec "La place du mort", "Trop près du bord", "Lune captive dans un oeil mort" Des romans noirs, formidables. Toujours entre humour et tristesse. Du noir terriblement humain. A lire!!

-John Hart bien sûr! Avec "L'enfant perdu", "Le roi des mensonges", "La rivière rouge" ou encore son petit dernier "La maison de fer" qui est très bon! Un auteur que je conseil vraiment au plus grand nombre d'entre vous. Il mérite d'être connu et reconnu!

-Je ne peux pas ne pas vous parler de Antoine Chainas! MA grosse révélation de l'année. Le type qui a réussi un pari fou! Celui de me foutre une boule au ventre lors de la lecture de ses livres! "Anaisthêsia" est un must! Vraiment!

-Jo Nesbo! Quel régal d'avoir découvert cet auteur. Sûr et certain, en 2014 je continue avec lui !

Il est aussi bon de parler des grooosses déceptions hein :) Allez on vide son sac, là maintenant!


La palme revient sans doute à Jack Lance et son mauvais "Tu es mort" (qui a pourtant bénéficié d'une bonne promo de l'éditeur)
"Torso" de Wolfram Fleischhaueur est tout aussi indigeste que le nom de son auteur.
"Pur" de... hé oui, Antoine Chainas. J'ai eu beau adoré les autres, là, je suis resté de marbre avec son dernier roman.
"Le manoir des immortelles" de Thierry Jonquet. Là, pareil, pas compris pourquoi tout le monde en parle en si bien. Le roman a beau être court, il a fallu que je me force à le terminer.
"La servante de dieu" par Jean-Louis Fournier. Il tourne en rond depuis quelques années. Cette fois, c'est le bouquin de trop!
"La rivière rouge sang" de Ann Rule. Chiant et moralisateur !! Au secours !
"L'éternel" de Joann Sfarr. Un début sympa, puis après il se masturbe l'égo pendant tout le reste du bouquin. Insupportable.
Michel Bussi... Oui, oui vous lisez bien!! Je ne comprends pas vraiment l'engouement des gens pour cet auteur. Certes, c'est pas trop trop mal, mais rien de bien extraordinaire. Me suis même fais assez chier en lisant "ne lâche pas ma main". Mais bon, il cartonne en librairie, alors...
Pareil pour Olivier Truc et son "Dernier Lapon". La tornade 2013 des prix. Il rafle tout. Sauf que....il ne se passe pas grand chose de bien intéressant dedans. C'est assez mal emboîté et le livre manque cruellement de rythme. J'ai été tenté une bonne dizaine de fois d'abandonner la lecture, mais NON, j'ai été au bout.

Mais cette année aura encore une fois été riche en rencontres. Je ne vais pas citer tout le monde, hein, mais juste celles que j'ai le plus apprécié.
Ce repas avec Paul Cleave, Roger Ellory, Alexis Aubenque, Claire Favan et bien sûr... Ingrid Desjours!
Sandrine Collette aussi. D'une gentillesse sans nom! Même si elle retient en otage un de mes moules à Muffins.


Michael Mention, que je n'ai pas revue cette année, mais qui prend toujours le temps de m'écrire et de discuter sur le net. Maud Mayeras, son chat, ses tatouages et sa folie douce. Jac Barron aussi. Toujours dispo pour déconner et dire du mal. Tout ce que j'aime!

Une fois encore, MERCI à tout le monde. Vous lecteurs, auteurs, éditeurs, amies, amis, inconnus. Ça me fais tout plaisir de partager ce blog avec vous, vraiment. Un tit bout de moi, juste pour vous!

A l'année prochaine pour (j'espère) de nouveaux articles et de gros coups de coeur!

A tout bientôt!!!

Démosthène!

A ce jour, j'ai lu 122 livres cette année 2013. En voici la liste complète (dans l'ordre de lecture) :)

Coupable - Poppy Z. Brite

La place du mort - Pascal Garnier

L'étrange destin de Katherine Carr - Thomas H Cook

Il coule aussi dans tes veines - Chevy Stevens

Fleur de cimetière - David Bell

Raclée de verts - Caryl Férey

Soul Kitchen - Poppy Z.Brite

Wonder - R.J Palacio

Plastic Jesus - Poppy Z.Brite

Charité bien ordonnée - Alexis Aubenque

Paris la nuit - Jérémie Guez

Montée aux enfers - Percival Everett

Mort d'une Drag-Quenn - Hervé Claude

Des noeuds d'acier - Sandrine Collette

Dix rêves de pierre - Blandine Le Callet

Ne lâche pas ma main - Michel Bussi

Garden of Love - Marcus Malte

Froid Mortel - Joan Theorin

L'expatriée - Elsa Marpeau

Une semaine en enfer - Matthew F. Jones

Emergency 911 - Ryan David Jahn

Le doux venin des abeilles - Lisa O'Donnell

Désordre - Penny Hancock

Messe Noire - Olivier Barde-Cabuçon

Sa vie dans les yeux d'une poupée - Ingrid Desjours

Train d'enfer pour ange rouge - Franck Thilliez

Poussière tu seras - Sam Millar

Balancé dans les cordes - Jérémie Guez

Le plus petit baiser jamais recensé - Mathias Malzieu

La mort leur va si bien - Peter James

L'éternel - Joann Sfar

Proies - Mo Hayder

Tchikatoli, camarade Serial Killer - Iryna Piliptchuk

Echo - Ingrid Desjours

La rivière rouge sang - Ann Rule

Une cage en enfer - Tania Carver

Coyote Crossing - Victor Gischler

Road Tripes - Sébastien Gendron

Captif - Neil Cross

Les mères - Samantha Hayes

Gueule d'ange - Jean-Marc Pitte

Qui? - Jacques Expert

Fantôme - Jo Nesbo

Ceux qui nous ont offensés - Cody McFadyen

De bons voisins - Ryan David Jahn

Au lieu d’exécution - Val McDermid

Sang d'encre - Stéphanie Hochet

Oh my dear! - T.J Middleton

L'antidote -Raffy Shart

Du domaine des murmures - Carole Martinez

L'heure des fous - Nicolas Lebel

Nobody - Dan Wells

NiceVille - Carster Stroud

Anaisthêsia - Antoine Chainas

Puzzle - Franck Thilliez

Ne devient jamais vieux! - Daniel Friedman

Le crime parfait - Peter James

Aime-moi Casanova - Antoine Chainas

Rosy Et John - Pierre Lemaitre

La maison des miroirs - John Connolly

Une histoire d'amour radioactive - Antoine Chainas

2030: L'odyssée de la poisse - Antoine Chainas

La ferme du crime - Andrea Maria Schenkel

La servante de Dieu - Jean-Louis Fournier

Polarama - David Gordon

La nostalgie heureuse - Amélie Nothomb

Animaux Solitaires - Bruce Holbert

L'homme chauve-souris - Jo Nesbo

La dernière pluie - Anti Tuomainen

Je suis la reine - Anna Starobinets

La méthode du crocodile - Maurizio de Giovanni

Le manoir des immortelles - Thierry Jonquet

Ambulance - Sudo De toro

Enfants de poussière - Craig Johnson

Potens - Ingrid Desjours

Mauvaise étoile - R.J Ellory

L'été des deux pôles T.1 - Stephan Ghreener

L'été des deux pôles T.2 - Stephan Ghreener

Nid de Guêpes - Inger Wolf

L'enfant perdu - John Hart

Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour - S.G Browne

L'hypnotiseur - Lars Keplet

Sa majesté des mouches - William Golding

Le roi des mensonges - John Hart

Méfiez-vous des enfants sages - Cécile Coulon

Le rire du grand blessé - Cécile Coulon

Le premier vrai mensonge - Marina Mender

La mort à nu - Simon Beckett

La rivière rouge - John Hart

Les nouvelles chroniques d'un médecin légiste - Michel Sapanet

Mort... ou presque - Peter James

Journal de la tueuse - Catherine Klein

La maison de fer - John Hart

Relfex - Maud Mayeras

Pur - Antoine Chainas

Après la fin - Barbara Abel

Six pieds sous les vivants - Antoine Chainas

Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire - L.C Tyler

Une amitié assassine - Alex Marwood

Persona - Erik Axl Sund

Fétiches - Mo Hayder

Torso - Wolfram Fleischhaueur

L'écorchée - Donato Carrisi

Écrit en lettres de sang - Sharon Bolton

PsychoKiller - Anonyme

Ceux de l'autre rive - Christopher Buehlman

Rue des boutiques obscures - Patrick Modiano

Terminus Belz - Emmanuel Grand

Femmes en colère - Marc Villard/ Dominique Sylvain/ Marcus Malte/ Didier Daeninckx

Vilaines Filles - Megan Abbott

Du vide plein les yeux - Jérémie Guez

Les anges gardiens - Kristina Ohlson

Tu es mort - Jack Lance

Trop près du bord - Pascal Garnier

Natural Ennemies - Julius Horwitz

Apnée noire - Claire Favan

Lune captive dans un oeil mort - Pascal Garnier

Le dernier Lapon - Olvier Truc

J'ai voulu oublier ce jour - Laura Lippman

Bilbo le Hobbit - J.R.R Tolkien

Un vent de cendres - Sandrine Colette

Le maître des illusions - Donna Tartt

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 00:22
Fétiches - Mo Hayder

Les patients de l'établissement psychiatrique de haute sécurité Beechway sont très sensibles à la suggestion. Une hallucination peut se répandre tel un virus. Aussi, lorsque plusieurs malades se livrent à des actes d'automutilation, et que l'un d'entre eux va jusqu'à se donner la mort, le fantôme de «la Maude», une infirmière sadique qui terrorisait les pensionnaires à l'époque où Beechway était un hospice, ressurgit.
Afin de mettre un terme à l'hystérie collective qui gagne même son équipe, AJ, infirmier psychiatre fraîchement nommé coordinateur, décide de faire appel aux services du commissaire Jack Caffery. Il soupçonne l'un de ses patients, Isaac Handel, d'être à l'origine de la psychose. Si son intuition est juste, il faut agir rapidement. Car Handel vient d'être libéré. Et qui sait ce dont il est capable?

Enfin le grand retour de Jack Caffery après quelques années d'absence! Il me tardais vraiment de plonger de nouveau dans l'univers de Mo Hayder. Univers que je chérie particulièrement. Déjà, la couverture m'a plu au premier coup d'oeil. Je sais... comme dit le Dr Frank-N-Furter, alias Tim Curry dans "The Rocky Horror Picture Show" : Don't judge a book by its cover"... Mais bon, tout de même, là elle claque carrément!

Après lecture de ce "Fétiches", le premier sentiment qui me vient en tête c'est que ce nouveau roman est probablement le moins violent de tous. Mais également le plus ambiancé. J'ai tout de suite été happé par cette ambiance justement. Sombre, palpable, glauque. ce sentiment d'être enfermé moi aussi dans cet HP. Un quasi huit-clos! Car le gros du livre se déroule toujours dans dans endroits clos ou presque. HP. Voiture. Grotte. Chambre. Sous l'eau. Et Mo Hayder réussie à merveille a retranscrire ce sentiment de manquement d'air, ce quasi stress permanent!

C'est aussi avec un plaisir non dissimulé et un sourire aux lèvres que j'ai entamé le premier chapitre, l'idée de retrouver Jack Caffery. Ce personnage que j'aime tant. Presque comme un ami lointain que je ne vois que rarement.Et puis Flea aussi. Cette petite que je n'ai pourtant pas aimé tout de suite...
Mais Mo nous offre deux nouveaux personnages importants dans ce nouveau livre. Tout d'abord AJ, ce médecin de Beechway. Et... et Beechway tout simplement. Oui, oui l’Hôpital Psychiatrique a une place tellement importante ici qu'il en devient un personnage majeur! C'est du moins mon ressenti.

Elle alterne avec une certaine justesse le point de vu AJ à l'HP et le point de vu Jack Caffery qui, de son côté se voit enquêter sur un "fantôme", celui de la Maude, tout en essayant de résoudre ses problèmes et dominer ses démons. On assiste à une presque danse nuptiale entre Jack et Flea, ces deux pas doués de la vie, pas doués de l'amour... ce jeux du chat et de la souris...
Elle nous entraîne dans un monde entre folie, superstition et horreur. Un peu son monde à elle.

Même si la résolution de l'enquête n'est pas des plus surprenante (c'est même une évidence), Mo Hayder termine son livre avec 20 pages qui relancent le tout et promet une belle suite... ou même plusieurs. Car oui, les aventures de Caffery je veux quelles durent toute la vie!

Avec "Fétiches" Mo Hayder signe le meilleur tome des enquêtes Caffery / Marley. Un point c'est tout!

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Mo Hayder - Fétiches - Éditions Presses de la Cité - 425 pages - 10/10/13

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 18:38
Les visages de Victoria Bergman T1: Persona - Arik Axl Sund

La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d'enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples.
Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d'une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l'inspecteur Jeanette Kihlberg, l'enquête s'annonce compliquée : il est d'origine étrangère et personne ne semble se préoccuper de sa disparition. Bientôt une nouvelle victime impose l'horrible évidence d'une série.
Chacune de leur côté, la flic et la psy se voient confrontées aux mêmes questions: Combien de souffrances peut-on infliger avant de basculer dans l'inhumain et de devenir un monstre? A quel moment la victime se mue-t-elle en prédateur? Et peut-on être mauvais si on ne ressent aucune culpabilité?

Cela fait déjà un bon moment que je guette de loin cette sortie. Dès que j'en ai entendu parler, j'ai frétillé de la queue comme un bon chien qui attend son os. Enfin le tome 1 est arrivé. A peine dans mon chez moi que je l'entamais et le refermais presque aussitôt!

Dès les premières pages du bouquin les deux auteurs (oui, oui ils sont deux) signent de leurs pattes. Un roman violent qui bouscule tous les tabous.
Les chapitres sont (relativement) courts, l'écriture est bonne. Là, de ce point de vue je n'ai rien à redire. On tourne les pages encore et encore sans même s'en rendre compte.
Les deux personnages principaux, sont deux femmes. Sofia, la psy et Jeanette, la flic. Le roman est presque féministe quand j'y pense. Les hommes ne sont pas absents, non, mais toujours en second plan. Ils sont fondamentalement mauvais et la violence est presque exclusivement faites aux hommes (si on enlève les viols bien sûr...) La psy et la flic sont deux persos très bien travaillés et vite, on s'attache à elles, on veut en savoir plus sur leur vie, leur blessure, sur la suite de l'histoire. On jongle à merveille entre passé et présent. (Même si j'avoue avoir eu un peu de mal à situer la durée de l'enquête. 1 semaine, un mois??)

Au fil des pages et des chapitres on comprends assez vite qu'il ne va pas être aisé de démêler tout ce beau bordel. Les personnages s’enchaînent (tous avec leur nom à coucher dehors ^^). Et plus que les personnages ce sont les situations qui, parfois font froid dans le dos. Les auteurs n'hésitent pas à nous pousser encore et encore dans nos retranchements et à nous déverser de l'horreur dans les chapitres (viol, pédophilie, enfant-soldat). MAIS! Jamais, ô grand jamais on ne ressent une sensation de "trop" ou de "too much". On est pris dedans, un point c'est tout!

Comme un accident de la route! Vous passez devant. Vous savez que ça va être triste, sale et dur, mais vous ralentissez et vous ne pouvez vous empêcher de tourner la tête pour y jeter un oeil. Avec ce livre, c'est pareil...on est fasciné.
Les 100 dernières pages arrivent et on pense (du moins moi) avoir trouver le fin mot de l'histoire, mais bien entendu l'auteur et les personnages ont déjà un coup d'avance sur nous et le livre se termine net! Comme ça! D'un coup! La suite! Vite! Encore! On en redemande!


Alors, coup de coeur? Non, mais un très bon roman tout de même. Ne passez pas à côté si vous vous vous sentez d'attaque !

Une fois de plus Actes Sud ont réussi à dénicher une perle rare! Un roman noir, brutal et fascinant! Une très grosse réussite.

Les suites:
-Les visages de Victoria Bergman T2: Trauma
'Les visages de victoria Bermgan T3: Catharsis
Seront publiées en Février 2014 et Mai 2014. Autant vous dire que je serais présent !

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Les visages de Victoria Bergman T1: Persona - Arik Axl Sund - Éditions Actes Noirs - 475 pages - 02/10/13

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:09
John Hart - L'enfant perdu

Un soir, alors qu'elle rentre chez elle, la jeune Alyssa Merrimon disparaît. Un an après, Johnny, son frère jumeau, fouille toujours leur petite ville de Caroline du Nord, rue par rue, s'introduisant chez des homes soupçonnés de comportements déviants, au risque de se faire prendre. Clyde Hunt, le policier chargé de l'affaire, le surveille discrètement, tout comme sa mère qui reste inconsolable.
Mais la disparition d'une deuxième fillette, suivie de plusieurs découvertes macabres, va ébranler la petite communauté et menacer Jo
hnny.

Je dois bien avouer que j'ai un peu flipper avant de commencer la lecture de ce livre. Pourquoi? simplement parce que tous les avis que j'ai eu dessus étaient absolument excellents... forcément ça fait peur. Peur d'en attendre trop et donc d'être déçu. J'ai fini par me lancer, et au final... je n'ai pas du tout été déçu! :)

"L'enfant perdu", est tout de même un pavé de 600 pages. Ce n'est pas rien. John Hart mène son histoire de bout en bout! C'est juste bluffant! Non content de nous servir des personnages travaillés à la perfection, il le fait avec une belle écriture, fluide.

L'histoire commence pile un an après la disparition d'Alyssa, la sœur jumelle de Johnny.
Johnny justement, enfant de 13 ans, semblant en avoir seulement 10. Gosse totalement paumé, sans le moindre repère. Son père est parti quelques temps après la disparition de sa fille et ne donne plus de nouvelles depuis (hormis quelques lettres). Katherine, sa mère, elle, a totalement sombré dans la drogue, les médocs et l'alcool. Elle survie plus qu'elle ne vit. Prise au piège de Ken Holloway, l'homme le plus riche du coin. Johnny doit donc tout faire seul et ne compter que sur lui-même. Il sèche régulièrement les cours et part retrouver son ami, (le seul!) Jack. Enfant quasi délinquant, avec un bras gauche atrophié du à un accident. Clyde Hunt, le flic du coin, surveille se "beau" monde du coin de l'oeil, tout en gardant en tête la disparition de Alyssa.

Le roman suit principalement le point de vue de Johnny et de Clyde Hunt. L'enfant dans sa quête personnelle, celle de retrouver à tout prix sa soeur jumelle, et un semblant de normalité. Et pourquoi pas son père aussi ? Ce gosse qui ne croit plus en dieu, mais qui se prend pour un mage Indien...
Hunt, lui, est séparé de sa femme, et est totalement obnubilé par cette enquête. Il ne dort quasiment pas et se trouve un peu trop proche de cette famille.

Jamais, l'histoire ne souffre de longueur ou de passages inutiles. les chapitres relativement courts font allez l'histoire à 100 à l'heure. Les rebondissements viennent toujours à point nommé et relancent le livre vers de nouveaux horizons. John Hart sait parfaitement nous tenir en haleine durant ces 600 pages et nous trimballe dans tout un tas de fausses pistes avec un naturel déconcertant. Il n'hésite pas non plus à parler d'un certain nombre d'horreurs, et à faire preuve de violence. Aussi bien physique que psychologique. Les personnages vont souffrir! On ne peut s’empêcher d'avoir de l'empathie pour ce môme qui n'en est plus un. Dès les premiers chapitres lus, il est quasiment impossible d'abandonner la lecture. Il nous faut savoir ce qui est arrivé à cette pauvre Alyssa. Connaître enfin le dénouement. Garder l'espoir jusqu'au bout...
Le dénouement d'ailleurs! Je suis certain que PERSONNE n'est capable de le découvrir avant de le lire. La fin est totalement inattendue!


Avec ce roman John Hart nous montre qu'il maîtrise parfaitement son histoire et ses personnages. Le roman de 600 pages se lit d'une traite ou presque et un nous livre un final inattendu. Tout simplement bluffant!!

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John Hart - L'enfant perdu - Éditions Le Livre de Poche - 600 pages - 31/08/11

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