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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 20:27
Carsten Stroud - Niceville

Tout droit sortie de la tradition du Southern Gothic, Niceville incarne le Sud, avec ses propriétés somptueuses, ses chênes festonnés de mousse espagnole et sa moiteur soporifique. Le seul problème, c'est que le Mal y vit beaucoup plus longtemps que les hommes. Plusieurs disparitions inexpliquées entachent la réputation du lieu, à commencer par celle du jeune Rainey Teague, littéralement volatilisé en plein jour devant la vitrine d'un antiquaire de la rue principale. C’est aussi le territoire où sévissent des flics peu scrupuleux qui braquent des banques et descendent froidement leurs collègues au fusil à lunette...

Quand Nick Kavanaugh, policier hanté par ses combats en Irak, et son épouse Kate, élégante avocate issue d'une des vieilles familles de la ville, décident de tirer tout cela au clair, ils n'imaginent pas dans quel enfer ils ont mis le pied.

Les éditions Seuil organisent un petit concours autour de ce roman, je vous donne rendez-vous en fin d'article pour savoir le pourquoi du comment!

Il y a des livres très simples à chroniquer. Des livres où les mots viennent tout seul, les doigts glissent sur le clavier. Et "Niceville", n'est pas de ce genre de livre!

Il y a cent milles choses à dire dessus et je pense en oublier une bonne partie...
Déjà, il y a le premier chapitre! Tout commence direct! D'un coup! PAF! Pas le temps de se reposer. Un chapitre assez dur et intense qui commence et se termine sur les chapeaux de roues.Tu te le prends dans la face et tu te demandes ce que le livre te réserve pour la suite. Sûrement le pire... pour mon plus grand bonheur!
Après... ça se complique un peu.
Le livre fourmille d'histoires parallèles et de milliers de personnages. J'avoue avoir été perdu pendant quelques chapitres. Ne plus trop savoir où j'étais et surtout, où j'allais...!
Puis, tranquillement, le livre se met sur ses railles et nous conduit dans les méandres de Niceville. Ville pourrie ou le taux de disparition est 5 fois plus élevé que partout ailleurs.
Une ville hantée par son passé trouble.

Comme je l'ai dis plus haut, le roman fourmille de personnages. Des nouveaux à chaque chapitre ou presque. Et plus que l'histoire en elle-même, je crois que c'est le sort des ces héros boiteux qui m'a intéressé. On y découvre donc un sniper ripoux casseur de banque, une ancien militaire hanté par la guerre du Vietnam, un ancien du FBI totalement véreux, un père "aimant" qui cache bien des secrets, une pervers quasi pédophile, une vieille riche un peu folle et son chat et bien d'autres personnages dans le genre. C'est eux qui vont, tour à tour donner différentes dimensions au roman. A la fois sombre, effrayant, drôle... surnaturel (??)
Le livre ne fait pas que fourmiller de personnages, il contient également tout un tas de rebondissements, et ne laisse pas vraiment le temps au lecteur de se reposer. Il y a cette ambiance qui fait que l'on redoute toujours ce qui va se passer, et les évènements ne sont pas convenus et surprennent. Les dialogues sont parfois assez cocasses et rendent le livre un peu plus léger, moins "lourd". Comme si la brume un peu étouffante qui règne autour du livre se dissipait un peu le temps de quelques pages pour nous permettre de respirer un peu.
La fin du livre arrive et pourtant, on ne voit pas qu'elle issue l'auteur peut avoir choisi. Une fois encore il surprend...
Je regrette cela dit tout de même une fin un chouilla expéditive et qui laisse quelques questions en suspend, mais ce qui permet en même temps la libre interprétation des choses par chaque lecteur...

En bref, "Niceville" est un roman ovni dans le monde du polar. Un roman qui se mérite et va surement en rebuter plus d'un.Ce n'est clairement pas un page-turner. C'est un roman qu'il faut savourer et prendre le temps de lire afin de comprendre toutes les subtilités glissées ça et là. Un roman que je conseille à qui a soif de nouvelles expériences!
Un vrai bon moment de lecture.

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Concours, j'ai dis concours!
En effet, les Éditions Seuil font un concours via leur page facebook afin de gagner un exemplaire de ce roman. En tant que partenaire je vais vous donner un petit coup de main!

Alors, faites bien attention voici mon précieux indice:
«Prenez garde si vous l'associez aux alouettes»

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Carsten Stroud - Niceville - Éditions Seuil - 500 pages - 06/06/13

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:56
Dan Wells - Nobody

Si l’envie vous prend de jouer au chat et à la souris avec un serial killer, dites-vous bien que vous serez
toujours la souris. L’avertissement, qui vaut pour tout le monde, ne semble avoir aucune prise sur John Wayne Cleaver. Obsédé par les tueurs en série, celui-ci n’a en effet aucun scrupule à entrer dans le jeu.
Il faut dire que John a un atout de taille dans sa manche : des pulsions homicides incontrôlables. Il lui arrive en effet à lui aussi, de temps à autre, de se transformer en monstre assoiffé de sang. Aussi a-t-il décidé de s’attaquer aux éléments les plus meurtriers de la société plutôt que de s’en prendre à d’innocentes victimes. Cette fois, le serial killer qu’il a choisi de défier en l’attirant dans sa petite ville tranquille de Clayton se nomme Nobody. Après quelques interminables semaines d’attente, des meurtres commencent enfin à ensanglant
er Clayton. Nobody est bel et bien là. Et la partie peut commencer.

"Démon: n. m.
Diable, malin esprit. Les démons de l'enfer. Une troupe de démons. Le démon lui a inspiré cela. Les ruses du démon.

Fig. et fam., C'est un démon, un vrai démon, un démon incarné, se dit d'une Personne et surtout d'un Enfant qui ne fait que tourmenter les autres. Quel enfant insupportable! c'est un vrai petit démon.

Fam., Avoir de l'esprit comme un démon, Avoir beaucoup d'esprit.

Il se prend aussi, dans le sens des Anciens, pour Génie, soit bon, soit mauvais. Le démon de Socrate.

Il se dit, au figuré, de la Cause à laquelle on attribue les inspirations de quelqu'un, la passion qui l'agite, etc. Quel démon vous agite? Le démon de la jalousie. Le démon du jeu le possède, s'est emparé de lui."



Dan Wells.... Je ne sais toujours pas vraiment quoi penser de sa trilogie.
C'est pourtant avec un grand enthousiasme que j'ai commencé la lecture de «Je ne suis pas un Serial Killer». L'écriture, le côté un peu décalé, l'humour noir, l'horreur, les pensées de John... tout ça me plaisait énormément. Tout était réunit pour en faire un énorme coup de coeur. Tout, sauf... l'identité du tueur... My gosh! LA déception! Le What he Fuck de l'année!!! J'ai tout de même lu le deuxième tome histoire de... Et au final j'ai été plutôt agréablement surpris, mais pas convaincu totalement non plus.
Alors, c'est tout naturellement que j'ai lu le troisième tome.
Et , après lecture, je reste encore très sceptique. Il y a du bon, c'est sûr, mais aussi de gros moins. Explications!

ATTENTION SPOILER!! (Si vous n'avez pas lu les premiers tomes, ne continuez pas la lecture...!)

Déjà, pour commencer, LA chose qui m'a tout de suite fait tiquer c'est ça...

Cent quatre vingt seize. 196, c'est le nombre de fois qu'est écrit le mot "démon(e)(s)" dans ce roman de 333 pages. Alors, vous allez me croire ou non (j'espère que oui) mais j'ai compté! Page après page lors de ma lecture! Faisant un petit bâton sur une feuille chaque fois que le mot apparaissait! J'ai même relus les 30 premières pages pour relever les premiers "démons". Et c'est la page 256 qui remporte la palme avec pas moins de 7 apparitions du mot! Alors, vous n'avez plus d'excuses de ne pas être au courant qu'il s'agit d'un roman de dé... de quoi déjà? Ha oui! De DÉMON! :)
Il existe tellement de synonymes que je ne comprends pas comment l'auteur a pu ne pas en utiliser. A moins que ce ne soit un défaut de traduction... (je n'en sais rien hein! Et n'accuse pas Elodie Leplat)

Bref, passons ceci et parlons un peu plus de l'intrigue et tout ça et tout ça!
Donc, le grand méchant de l'histoire est un démon (Dans ce dernier tome, unE démonE).
Et le gros problème c'est justement l'absence de cette "Nobody". Dan Wells nous en parle tout du long encore et encore mais n'apparaît qu'a la toute toute fin. Ne vous attendez donc pas à une énoooorme confrontation de fous. Ici il n'en est rien !
Dan Wells trouve également une nouvelle copine à notre John préféré. Une tite minette de son lycée. Belle et populaire. Très belle et très populaire même. Tout le monde l'aime et va faire plus ou moins intégrer John dans son monde. Là, c'est comme pour le démon, ils vont tout deux se tourner autour sans jamais oser vraiment se toucher ou s'embrasser. ça donne un côté étrangement puritain au livre. Comme s'il était normal qu'un jeune homme de 15 ans ait des pulsions meurtrières et vide des cadavres avec sa mère mais qu'il n'ait pas le droit de jouer au docteur avec des jeunes filles vivantes de son âge...

Niveau action donc, ce n'est pas ce dernier tome qui en est le plus rempli. Wells s'attarde plus sur John, son évolution, ses pensées, sa psychologie. Et franchement, ça ne m'a pas dérangé outre mesure, même si j'aurais souhaité un peu plus de morts!
Là, encore une fois, les pensées de John sont au top! C'est l'aspect du livre que j'aime le plus, vraiment. Je trouve ça assez fascinant et plutôt bien foutu. Son humour noir, et son recul face à la mort. Ses blagues nécrophile me font mourir de rire.
Tout pareil pour les scènes de thanatopraxie! Juste... passionnant. Comme un retour en arrière, des petits moment de nostalgie en souvenir de la fabuleuse série TV Six Feet Under ! Le pied.

Le final ne relève pas vraiment le niveau du livre ou même de la trilogie. Une fin assez banale et qui laisse des portes entrouvertes pour de nombreuses suites...
Pas d'émotion ou de sentiment particulier à l'idée d'en avoir fini avec John Cleaver. Juste un simple livre terminé. Un livre parmi tant d'autre...

Voilà... pour moi, cette trilogie ne restera pas gravée à vie dans mes souvenir. Ce fut un assez bon moment de lecture, mais rien de transcendant ni d’exceptionnel.
Mai si vous aimez la fantastique mélangé au polar, vous devriez trouver votre compte!

(Et s'cusez-moi pour les mots pas entièrement en gras ou en italique, c'est juste un bug de ce super site de m... démon? ;) )
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Dan Wells - Nodoby - Éditions Sonatine - 333 pages - 13/06/13

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:03
Nicolas Lebel - L'heure des fous

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard...
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les
rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne
l’heure des fous....

Il y a déjà un bon moment que je devais lire ce polar, et bon nombre de fois j'ai repoussé. Toujours et encore. Pourquoi? Parce que j'avais toujours une nouvelle nouveauté à arriver ou un nouveau roman d'un auteur que j'aime qui débarquait chez moi.
Puis la semaine dernière est enfin arrivé LE moment! Celui ou j'ai pris le livre et l'ai ouvert.
Je l'ai lu d'une traite, alors autant vous dire que je n'ai pas regretté !

Dès les premières pages on entre directement dans le vif du sujet, pas le temps de conter fleurette! Nicolas Lebel pose les décors et l'intrigue tout en nous présentant les personnages tour à tour. Tous inoubliables pour diverses raisons. Tous sont creusés et sous leur apparence de simples flics cachent des secrets, des fêlures et se promènent avec leurs lots de valises. On s'attache à eux dès le début et rapidement s’installe comme un lien d'amitié. Lien qui ne va que se renforcer avec le temps.
Personnage qui, de part leurs caractères (effacé, bourru, vulgaire (?) droit...) vont nous apporter des dialogues des plus croustillants! Car, oui, le roman n'est pas dénué d'un certain humour. (Sans pour autant être léger!!)
Tout comme les personnages qui prennent de l'ampleur au fil des pages, l'intrigue, elle, s'étoffe de la même manière. Alors que le point de départ semble relativement simple et prévisible, Mr Lebel complique la chose et nous entraîne sur des terrains plutôt inattendus.
En effet il nous entraine dans le monde des SDF. Monde impitoyable. Il nous conte comment une personne comme vous et moi peu, du jour au lendemain devenir SDF, ou autrement dit, rien ni personne ! Un mirage. Il nous offre en conséquent, une tout autre image du Paris des cartes postale! Et le roman prend une tournure légèrement... politique.
La fin est à l'image du reste du livre: bonne et assez osée (si si quand même!)

En plus de tout ça, Nicolas Lebel peu se venter d'avoir une écriture efficace et fluide et des chapitres relativement courts qui font de «l"heure des fous» un vrai page-turner.

Nicolas Lebel signe ici un premier (si je ne dis pas de connerie) polar efficace qui devrait plaire au plus grand nombre. Et même s'il ne renouvelle pas le genre il fait parti de cette nouvelle génération d'auteurs Français qui apportent un bon coup de fraicheur sur le polar Made in France, tout comme Michael Mention ou encore le tout jeune mais non moins talentueux Jérémie Guez.
Un polar qui de fait se lit vite, certes, mais qui fait aussi réfléchir! Alors pourquoi se priver? On saute dessus dès que possible !

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Nicolas Lebel - L'heure des fous - Éditions Marabooks - 380 pages - 03
/01/13

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:32
T.J Middleton - Oh my dear!

Al Greenwood, 50 ans, est taxi dans un paisible petit village côtier d'Angleterre. C'est un homme qui a tout pour être heureux et qui le serait certainement s'il n'était pas marié à l'encombrante Audrey. Aussi décide-t-il un jour tout simplement de s'en débarrasser en commettant le crime parfait. Le scénario est vite trouvé: profitant d'une des promenades quotidiennes de sa femme, il la précipitera du haut d'une falaise. Aussitôt dit, aussitôt fait, Al s'embusque sur le parcourt habituel d'Audrey, surgit à son passage et la précipite dans le vide. Tout se passe comme prévu... sauf qu'en rentrant chez lui il tombe nez à nez avec son épouse qui lui annonce avoir exceptionnellement renoncé à sa petite balade.
S'il n'a pas tué Audrey, qui est donc sa victime? Et comment va-t-il déjouer la perspicacité des enquêteurs, dans cette petite communauté où tout le monde se connaît? Quant à sa femme, qui commence à trouver son comportement étrange, ne faut-il pas qu'il s'en débarrasse très vite, avant qu'elle ne nourrisse trop de soupçons? Mais cela ne fera-t-il pas de lui un tueur en série? Commence alors pour Al un long cauchemar, dont il est encore très loi
n de soupçonner l'issue.

Dès les premières pages je suis sous le charme de ce roman un peu fou. L'humour est là et il fait mal! C'est terriblement british, noir et cynique. Ce Al est une véritable ordure!
Les dialogues sont croustillants et parfois même jouissifs. Comme l'impression d'être dans un vaudeville. Niveau personnages, le roman n'est pas en reste, bien au contraire. C'est toute une galerie de gens plus loufoques les uns que les autres qui vont surgirent de page en page. (une vieille fouine fan de rock et tout le temps défoncée, un flic pas très malin fan de carpes...) Et le mari, lui va s'enfoncer dans une histoire compliquée où il ne lui sera plus possible de faire marche arrière.
Les éléments s'enchainent et les rebondissements ne manquent pas. La lecture est fluide et on tourne les pages encore et encore pour découvrir quelle galère va encore arriver à Al et quelle surprise nous attend. Il y a tout un tas de références à la musique rock des années 60 qui n'est pas forcément pour me déplaire. Le roman perd tout de même un peu de sa superbe sur le long. L'humour y est un peu moins présent et prend par moment des tournures plus sombres, presque "philosophique" sur le sens de la vie... Chose que je ne trouve pas forcément très nécessaire, mais qui ne gâche pas non plus la lecture.
L'auteur nous trimballe tout le long et nous laisse tout un tas de questions au fil des pages.
Question du genre : Et si Audrey n'était pas sur la falaise ce jour là, où était-elle? Et que faisait-elle? Qui éta
it alors sur la falaise?
Il faudra attendre la toute fin du livre pour avoir enfin les réponses à toutes ses interrogations. Fin qui est d'ailleurs très bien amenée et plutôt inattendue.

Au final, "Oh my dear!" est un bon divertissement, qui plaira aux fans d'humour noir et des Monty Python. Si vous n'avez pas le moral et que vous rêvez de vous débarrasser de votre conjoint, ce roman est fait pour vous !

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T.J Middleton - Oh My Dear! - Éditions du Cherche-Midi - 23/05/13 - 300 pages

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 15:55
1 an! Clap Clap à mon blog !

Oui, voilà, aujourd'hui dimanche 19 mai 2013, mon blog fête ses 1 an. Mais rassurez-vous il ne boit que du champomy !

Déjà je voudrais commencer par vous dire merci, à vous qui venez ici me lire de temps en temps, ou souvent. Vous qui êtes gentils avec moi, même si parfois je maltraite un peu vos auteurs préférés. J'en suis désolé :)

Je souhaite aussi remercier les différentes maisons d'éditions qui m'envoient parfois des gentils mots pour me dire tout le bien qu'ils pensent de tel ou tel article. Merci aussi aux auteurs qui prennent la peine de m'envoyer également des messages.

Alors, pour mes un an, j'ai décidé de vous donner la liste des mes romans préférés, touuuus genres confondu. Livres récents et anciens (surtout anciens d'ailleurs!)
Il n'y a pas de classement ou d'ordre de préférence. Ils sont juste écrit comme ils me viennent en tête! Alors, c'est un peu les livres que vous êtes obligés d'avoir lu si vous voulez faire l'amouuuur avec moi :D

-Alex - Pierre LEMAITRE
-Le livre noir des Serial Killers - Stéphane BOURGOIN
-Le corps exquis - Poppy Z. BRITE
-Mercure - Amélie NOTHOMB
-Les catilinaires - Amélie NOTHOMB
-Journal d'un tueur - Gerard SCHAEFER
-La mécanique du tueur - Mathias MALZIEU
-Au-delà du mal - Shane STEVENS
-Le nécrophile - Gabrielle WITTKOP
-Shadowman - Cody McFADYEN
-Un employé modèle - Paul CLEAVE
-Les âges sombres - Karen MAITLAND
-La triste fin du petit enfant huître (et autres histoires) - Tim BURTON
-Sa vie dans les yeux d'une poupée - Ingrid DESJOURS
-Birdman - Mo HAYDER
-L'homme du soir - Mo HAYDER

Alors, oui, il en existe des tonnes et des tonnes d'autres, mais c'est vraiment ceux là qui me viennent en tête en premiers. Des romans assez différents les uns des autres mais qui ont su me marquer de façon différentes.

Si le thé accompagne souvent mes lecture, la musique, elle, est là tout le temps!
En effet je lis tout le temps ou presque en écoutant de la musique. Chose qui a bien changer, puisque avant il ne me fallait pas un seul bruit!
J'ai donc mis en fin d'article 4 chansons qui m'accompagnent bien souvent lors de mes lectures. 4 chansons différentes qui vous montrerons un peu plus de mon univers !


Et je souhaite également vous parler d'un site génial de chez génial! BOOKNODE.
Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une bibliothèque virtuelle. Vous y classez vos lecture par préférence (diamant, or, argent, bronze, j'ai lu aussi, je n'ai pas apprécié, je suis en train de lire, pile à lire, mes envies) Vous pouvez noter vos livres selon plusieurs critères et y laisser vos impressions. Et bien sûr vous pouvez partager vos bibliothèque avec le monde entier. C'est aujourd'hui ce que je fais avec vous! Après plus de deux ans sur ce site, je vous y invite tous!

Aujourd'hui mon blog a un an, j'espère sincèrement qu'il fêtera encore tout un tas d'anniversaires!
Une fois encore: Merci de venir me lire et de prendre de votre temps! Je vous réserve encore tout un tas d'articles pour le reste de l'année. Tout un tas de coups de coeur et de gueulantes!
Des bises les p'tits mammifères!

Démosthène !

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:22
Val McDermid - Au lieu d'exécution

Scardale, hameau perdu dans le Derbyshire, l'une des régions les plus sauvages et les plus reculées d'Angleterre. Dix maisons qui appartiennent au maîtres du lieu. Mais, en ce jour de décembre 1963, un évènement bouleverse la petite communauté: Alison Carter, belle-fille du châtelain, a disparu. Fugue, enlèvement, assassinat? Le jeune inspecteur George Bennett se heurte à un mur de silence, Scardale se tait. Lorsque les indices surgissent, savamment orchestrés, c'est lui, le seul étranger du village, qu'ils accablent.


Mon avis: Avant toute chose, je tiens à parler un chouilla de la quatrième de couverture.
Je sais, je suis chiant à toujours remettre en questions les 4 de couv'... Mais là, pour le coup, c'est juste que je ne la trouve pas très très claire. En effet, lorsque j'ai lu le dos du livre, je pensais que c'est George Bennett, l'inspecteur, l'étranger du village, celui que les gens accablent. Mais lors de la lecture du livre, j'ai pris conscience que, non, ce n'est pas lui, mais le «Maître du lieu», le beau-père de la disparue.
Bref, ce n'est trois fois rien, mais je tenais tout de même à le dire :)

Le roman se déroule en deux partie bien distinctes. La première, au moment de la disparition d'Alison Carter. Une période d'un peu moins d'un an. On suit l'enquête presque jour pour jour au début. On fait connaissance avec tous les protagonistes et surtout avec cette communauté repliée sur elle-même. Ces gens de Scardale. Communauté soudée qui semble ne pas vouloir se mêler avec le reste du monde. Les inspecteurs devrons donc faire avec leur silence mais aussi avec les secrets de familles et les mensonges.
George Bennett, lui, devra aussi faire avec sa vie privée qui va lui montrer l'enquête sous un autre aspect. On découvre un jeune flic déterminé, presque fasciné par cette affaire. Au final, obsédé par la vérité. Il ne lâchera rien avant d'avoir résolu le mystère. Mais il devra faire avec la presse qui, là aussi va venir leur mettre des bâtons dans les roues et leur cracher dessus afin de mieux vendre leurs papier.
Val McDermid nous montre aussi les doutes de ses inspecteurs malgré leur détermination. Car ce n'est pas tout de savoir qu'untel est coupable, il faut le prouver...
L'auteure prend son temps pour nous conter son histoire et si c'est parfois utile, à d'autres moments (notamment le procès) c'est parfois lourd et les longueurs viennent ralentir le récit. Toutefois, Val McDermid glisse les indices de l'enquête avec une logique assez implacable, comme pour composer un puzzle et, le roman ne manque pas de rebondissements.
Elle travaille aussi beaucoup ses personnages et leur donne une certaine dimension, si bien qu'ils nous apparaissent sympathiques. On en prendrait presque certains en pitié.
Val créée aussi une ambiance avec son village reclus. C'en est presque angoissant par moment. L'atmosphère y est lourde et pesante.

La deuxième partie du livre arrive... 35 ans plus tard !
C'est Catherine, une journaliste qui tien maintenant le rôle principal. Elle décide de revenir sur cette histoire avant d'en écrire un livre.Elle va fouiller dans le passé afin d'écrire la véritable histoire de cette affaire et bien malgré elle, va révéler de terribles secrets enfouis qui vont probablement secouer une grosse partie de l'Angleterre. Une deuxième partie peut-être un peu plus rythmée que la première, mais qui connait aussi des longueurs par moment. J'ai bien cru ne jamais en voir la fin..!

Et la fin justement...

Val McDermid réussi l'exploit d'offrir un final plutôt inattendu mais bien ficelé et en accord avec le reste du roman. Une vérité peut-être encore pire que ce à quoi on pensait.

Alors, même si ce premier pas dans l'univers de Val McDermid n'est pas un coup de coeur, il n'en reste pas moins une bonne expérience, et il est certain que je renouvellerai la chose dans le courant de l'année!

Et enfin, je souhaiterai remercier les Éditions J'ai lu pour leur gentillesse et la confiance qu'ils m'accordent!
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Val McDermid - Au lieu d’exécution - Édition J'ai lu - 604 pages - 02
/05/13

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 15:44
Ryan David Jahn - De bons voisins

A quatre heures du matin le 13 mars 1964, à New York, dans le Queens, une jeune femme qui rentre chez elle est agressée dans la cour de son immeuble. Ses cris résonnent dans les appartements alentour, mais personne n'appelle les secours. Concentré sur deux heures, De bons voisins raconte les derniers instants de cette femme. Mais c'est aussi le récit de ce qui se passe chez différents voisins, témoins inertes de son calvaire. C'est enfin l'histoire de la ville, de ses nuits faussement calmes, de sa violence aveugle.

Avant toute chose il faut savoir que ce roman est tiré d'une histoire vraie. Celle de Kitty Genovese qui a défrayé la chronique au début des années 1960.
Didier Decoin, s'est lui aussi penché sur cette affaire et en a fait un livre : «Est-ce ainsi que les femmes meurent?». Et un film en a été également tiré «38 Témoins».

Le livre se concentre sur deux heures. Entre 4 et 6h du matin. Soit entre le moment où Kat (l'auteur a du changer le nom des personnes) rentre chez elle, se fait agresser et le moment où les secours arrivent.
Après lecture du livre, je dois bien avouer que je ne l'aurais pas vraiment classé en policier. Non, plutôt en roman, tout simplement. Certes, il y a un meurtre, mais ce n'est pas vraiment ce qui intéresse ici. Il sert plus de noyau central où tout tourne autour.
C'est plus ce qui se passe dans les différents appartements qui importe. En effet on va suivre chapitre après chapitre, la vie des différents voisins. Mais aussi la vie de personnes extérieurs qui auront tous un rôle dans cette histoire. Des personnages qui sont tous à un moment charnière de leur vie. On y croise un fils qui s'apprête à partir à la guerre mais reste au chevet de sa pauvre mère malade. Un couple qui se déchire. Un autre couple qui se paie du bon temps à quatre. Deux hommes seuls. Un flic pourri. Un ambulancier en quête de vengeance ou encore un mari près à s'accuser pour sauver sa femme et, bien sûr... le tueur et sa victime !!
Ils vont tous prendre parole à leur tour pour nous raconter ce qu'ils voient et ce qu'il vivent. Les mots sonnent toujours justes et rien ne semble de trop.
L'auteur nous dépeint une société au final assez égoïste où chacun s'occupe en priorité de ses problèmes et ne se sent pas concerné par ceux des autres. Une société où la communication est un véritable problème. Tout le monde voit ce qui se passe, mais personne ne prévient les secours, pensant que les autres le feront. Une société où le racisme et l'homophobie sont encore bien ancrés, tout comme l'injustice et la corruption des forces de l'ordre. Et bien plus que le meurtre, c
'est l'absence de réactions des habitants qui fait le plus peur!

Alors, Ryan David Jahn m'avait déjà convaincu avec "Emergency 911" en tout début d'année, là avec "
De bons voisins", il récidive!

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Ryan David Jahn - De bons voisins - Éditions Babel Noir - 270 pa
ges - 02/05/13

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:29
Cody McFadyen - Ceux qui nous ont offensés

Une jeune femme est assassinée dans un avion en plein vol. Ni les passagers ni le personnel de bord ne s'en sont aperçus. Quel criminel est assez culotté et assez expérimenté pour tuer ainsi devant des dizaines de personnes, dans un lieu clos dont il ne pourra s'échapper ? Il n'a laissé derrière lui aucune trace, sauf une petite croix en argent portant le numéro 143 incrustée dans le corps de sa victime. Smoky, agent spécial du FBI, et son équipe savent ce que cela signifie : ils ont affaire à un tueur en série. Ils ont raison : une autre femme, marquée elle aussi d'une petite croix numérotée, est retrouvée morte.
De Los Angeles à Washington, Smoky traque le criminel le plus brillant qui ait jamais croisé sa route. Il nargue les agents du FBI en les sommant de repérer sur Internet les indices qui permettraient sa capture. Fanatique religieux, il se nomme lui-même le « Prédicateur » et propage sa bonne parole dans des vidéos de ses crimes qu'il poste sur le Web. Il parle de secret, de péchés, de repentir et de vie meilleure.
Mais à quels péchés se réfère-t-il ? Car les femmes qu'il a tuées s'étaient tournées vers la religion, elles s'étaient confessées et leurs péchés leur avaient donc été pardonnés. Évoque-t-il quelque chose de plus terrible qu'elles ont tu même en confession ? Et comment en a-t-il eu connaissance ?
Bientôt Smoky comprend que ce tueur d'une intelligence aiguë connaît les moindres zones d'ombre de son existence. Elle est dès lors une cible parfaite... car nous avons tous des secrets que nous tairons jusqu'à la mort, et Smoky n
e fait pas exception.

Je crois qu'il va falloir que je m'y habitue. A quoi? A avoir une déception par an sur un titre que j'attends depuis longtemps. L'année dernière c'était avec "Le tribunal des âmes" de Donato Carrisi, cette année, c'est le nouveau McFadyen. Bon, dans une moindre mesure tout de même...

Il faut tout de même savoir que "Shadowman" et "La mort en face" ont été deux gros coups de coeur pour moi! Deux livres teeeerribles, mais tellement bons!
J'attendais donc cette troisième aventure avec hâte, peut-être même trop de hâte! Il faut aussi dire que l'éditeur, ce gros malin a mis 4 ans pour publier ce livre, alors forcément l'attente fait saliver et fantasmer
.


Le gros problème avec ce livre, je crois que c'est tout simplement l'enquête. Oui, rien que ça. Elle met un certain temps avant de vraiment s'installer et ne décolle jamais vraiment. On tourne les pages encore et encore dans l'attente du TRUC qui va enfin faire vibrer tout ça, mais non, jamais. Ça reste toujours plat.
McFadyen me fait un peu penser à Mo Hayder. Ils ont mis le paquet avec leurs deux premiers romans et se sont calmés après. Niveau violence et trashitude on est assez loin de ce qu'il nous a servit avant.
Le roman souffre aussi de pas mal de longueurs. Le prédicateur (le tueur donc) tue selon certains préceptes de la religion, tout ça, tout ça. Sauf qu'il nous en parle sur les lignes et des lignes et des lignes, encore et encore. J'avais parfois juste envie de me tirer une balle... (C'est contraire à la religion, oui je sais)
La traque d
u tueur est un peu... bâclée. Elle se fait assez rapidement, presque en un claquement de doigt. Je n'ai pas eu le palpitant au coeur en pensant aux victimes.
Seules les dernières pages m'ont vraiment plus. La tension est là et l'horreur aussi. Enfin! Mais bon, à 25 pages de la fin c'est bien troooop tard.
C'est comme si Cody McFadyen avait écrit ce livre plus pour retrouver ses personnages que pour écrire une nouvelle enquête!

Le gros point positif de ce livre, ce sont les personnages! Dès le début j'ai eu comme l'impression de retrouver une bande d'amis. L'équipe est là, au complet. (Smoky, Alan Callie, James, Kirby, Bonnie.. bref, tout le monde) Tout le monde ou presque a évolué. On apprend tout un tas de nouvelles choses sur leur vie privé (vous allez sûrement halluciner de certains trucs!! Mais c'est trop bon.)
Cody, encore une fois en fait baver à Smoky, la pauvre. Elle va elle aussi nous révéler deux trois choses sur sa vie, et pas des petits potins! Non, non! De grosses cicatrices limites infectées!
Il passe beaucoup de temps à les travailler, leur donner presque vie (Il travaille peut-être trop les persos au détriment de l'intrigue d'ailleurs...) Ils sont une fois encore très chaleureux et attachants. La psychologie de chaque perso est au top encore une fois et le roman est doté d'une certaine sensibilité qui à de nombreuses reprises m'a fait croire que le livre était écrit par une femme. Mais non, Cody est un homme.

Alors, au final, avec «Ceux qui nous ont offensés», Cody McFadyen signe un retour en demi teinte. Un roman qui se lit par attachement aux personnages plus que pour le fond de l'histoire. Dommage! Mais je serai tout de même là pour le prochain, et je ne doute pas qu'il saura combler les atte
ntes de tout un tas de lecteurs et c'est tant mieux!

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Cody McFadyen - Ceux qui nous ont offensés - Éditions Robert Laffont - 420 pages - 06/06
/13

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 12:35
Jo Nesbø - Fantôme

Trois ans après avoir démissionné de la police norvégienne et s'être exilé à Hong Kong, Harry Hole revient à Oslo. Mais cette foi-ci, l'affaire s'annonce plus intime et douloureuse : Oleg, le fils de Rakel, le grand amour de Harry, a été arrêté pour le meurtre d'un dealer avec lequel il s'était acoquiné. Tout semble accabler le jeune homme. Ne manque plus que le mobile.
Très vite, Harry découvre que la victime et Oleg officiaient pour un mystérieux groupe de dealers, dirigé par quelqu'un dont on ne sait pour ainsi dire, rien, hormis son nom : Dubaï.
L'apparition de Dubaï à Oslo a coïncidé avec celle d'une nouvelle drogue dans les bas-fonds de la ville, la Fioline, une substance créant une dépendance très forte mais qui n'est pas aussi destructrice que d'autres stupéfiants comme l'héroïne.
Alors que la corruption semble gangrener les différents échelons du pouvoir politique et de la police locale, Harry Hole met, sans le savoir, les pieds dans une fourmilière criminelle et va trè
s vite devenir la proie des différents malfrats qui oeuvrent dans l'ombre pour le maintient d'un statu quo...

Je sais bien que Jo Nesbø est un auteur dit "culte", mais jamais avant je n'ai senti le besoin et l'envie de me pencher sur son cas.
Aujourd'hui donc, avec "fantôme", j'ai découvert l'univers de Nesbø et de son Harry Hole.
Je peux dores et déjà vous dire que j'ai connu façon plus douce de se faire déflorer...
Le livre fait 550 pages et c'est déjà ce que l'on peut appeler un bon pavé. Pourtant, je l'ai lu en 3 fois.
Jo Nesbø vient du nord et ça ce voit! Il aime prendre son temps pour installer son histoire. Son histoire mais pas que! Il installe aussi ses personnages. Car si l'intrigue est importante, ses personnages le sont tout autant ! Il les creuse, leur donne de la profondeur, mais ce n'est pas pour autant qu'il en prend soin! loin de là même. Harry Hole s'en prend plein la tronche dans cette nouvelle aventure et n'est pas sans me faire penser à Jack Caffery ou encore Franck Sharko. Il souffre et j'aime ça!

«La vie est un restaurant que tu ne peux pas t'offrir. La mort, c'est l'addition pour le repas que tu n'as même pas eu le temps de prendre. Donc tu commandes ce qu'il y a de plus cher au menu, puisque de toute façon tu vas y passer, hein, et tu auras peut-
être le temps d'en avaler une bouchée»


Alors, si l'intrigue met un peu de temps à vraiment se mettre en place, une fois bien installée, elle ne cesse de progresser et d'être de plus en plus dense et de nous guider vers de nouveaux horizons. Le bouquin nous ballade à travers tout un tas de fausses pistes, de mensonges, de corruptions et de rebondissements.
Jo Nesbø nous montre une face bien sombre de Hoslo. Une face qui donne tout de suite bien moins envie de faire du tourisme. Il nous montre aussi l'envers du décor d'une police et d'une politique qui ne pense qu'au profit et non à la justice.
Le roman ne lasse jamais, j'ai suivi avec plaisir la progression de Hole dans ce capharnaüm Suédois. J'ai espéré la rédemption pour lui, l'homme brisé qui prend des coups tout autant qu'il en donne. Il ne compte plus les marques et les cicatrices sur son corps. Il n'est plus fait pour Oslo et la ville le lui rend bien.
Et quand on pense qu'enfin il a réussi à démêler tout ce sac de noeuds et, résolu cette affaire épineuse et qui le concerne de très prêt, que l'on pense qu'enfin il va pouvoir respirer un peu, Jo Nesbø en rajoute une couche et termine son livre par un final des plus horrible. Un final qui va sûrement me hanter pendant longtemps. Un final plein de désespoir et de noirceur. Un final qui ne me donne qu'une envie: lire la suite. Si suite
il y a...

Alors au final, avec «Fantôme», Jo Nesbø nous offre un thriller vertigineux sur l'univers de la drogue et de la corruption. Un roman terriblement addictif.
Vous pouvez être certains que je vais me pencher sérieusement sur les premières enquête de M. Hole dans les prochaines semaine
s!

«-J'ai besoin de quelqu'un de bien, alors pourquoi est-ce que je ne veux pas de quelqu'un de bien? Pourquoi faut-il que nous soyons si irrationnels alors que nous savons ce qui est le mieux pour nous?
-L'homme est une espèce pervertie et blessée. Et la guérison n'existe pas, il n'y a que le
soula
gement.»

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Jo Nesbø - Fantôme - Éditions Gallimard/Série noire - 550 pages - 12/04/13

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:28
Jacques Expert - Qui ?

1994, Carpentras, résidence pavillonnaire du Grand Chêne. Un lotissement où tout le monde connaît tout le monde, calme et sans histoires. Jusqu’à ce jour de mars, où la petite Laetitia Doussaint, est retrouvée violée et assassinée dans les bois alentours. Crime crapuleux dont l’auteur ne sera jamais identifié.

2013 : Quatre hommes s’apprêtent à regarder à la télé l’émission « Affaires non résolues », dont le thème, ce soir là, est le meurtre de Carpentras. Quatre hommes hantés par l’affaire depuis ce jour où ils ont retrouvé le corps de Laetitia. Tous étaient voisins à cette époque, tous habitaient la résidence du Grand Chêne. Durant l’heure que va durer l’émission, avec son lot de questions et de révélations, ceux-ci se souviennent. Leurs épouses également. Certains secrets reviennent à la surface, des suspicions anciennes, des non-dits. Au terme de l’heure que dure l’émission, le voile sera levé. L’un de nos quatre hommes est en effet bel et bien le coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais qui ?

Alalalala Jacques et moi c'est une grande histoire d'amour...
Je vous raconte, ou pas? Allez, si juste pour le plaisir!
De Jacques, j'ai lu "La femme du monstre", il y a quelques années. Roman qui m'a laissé totalement de marbre. Pas aimé, mais pas détesté... J'ai aussi lu bien sûr "Adieu", fin 2011. Là, j'ai été incapable de le terminer. J'ai trouvé ça chiant, mais chiant!! Un truc pas possible.
Je m'étais juré de ne plus jamais lire de Expert. Jamais de la vie!
Et là... à quelques jours de la sortie, son nouveau roman chez sonatine est arrivé dans ma boîte aux lettres. J'ai d'abord ris (un peu jaune). Puis à la lecture du synopsis, je me suis dis "pourquoi pas?"...
J'ai essayé. J'ai été au bout. J'ai aimé.
Alors Jacques, mon ami, voici mon plus gros MEA CULPA!

Le livre se déroule sur une durée d'une heure. Le temps d'une émission.
Une émission qui revient sur le meurtre de Laetitia. De chapitre en chapitre on change de personnage et donc de point de vue. On reste toujours enfermé dans ce cercle de ces 4 couples.
Chacun leur tour, ils vont raconter ce qu'ils ont vécu avant et après ce meurtre. Comment se sont déroulées ces 19 années. Les conséquences sur leur vie, leur couple. Mais aussi la vie du quartier en apparence tranquille.
De temps en temps lors d'un chapitre c'est "Elle" ou "Lui" qui parlent.
"Elle", ce n'est autre que la femme du "monstre". Elle est au courant depuis peu de ce qu'a fait son mari. Quand elle parle, elle ne donne pas de nom. Tous les indices qu'elle lâche peuvent convenir pour n'importe lequel des 4 hommes. Tout ce qu'elle attend, c'est que l'émission se termine pour que son mari avoue enfin son crime.
Et quand c'est "Lui", qui parle, même principe. Il parle de son crime, de ses agissements, mais là encore tout concorde avec les faits et gestes des 4 hommes.
On assiste donc à un vrai jeu de pistes. On cherche qui a pu faire le coup.
D'indices en fausses pistes on fait des suppositions. Lui? Non, lui, plutôt. Ou alors lui. Non, non, pas lui, lui! C'est lui! Haa non. Et c'est comme ça sur tout le long du livre.
Bien vite je me suis pris au jeux avec un certain plaisir.
On navigue donc entre l'émission et les souvenirs des acteurs de cette histoire. Entre mensonges, semi vérités et non-dits.
Le rythme est assez lent mais agréable, c'est le genre de livre qu'on aime lire en prenant son temps. Essayer d'attraper le plus d'indice pour démasquer le tueur.
Au final, c'est un roman à tiroir, ou une sorte de poupée russe. On ouvre une page et on découvre des indices. On ouvre un autre chapitre et on en apprend encore plus. La page d'après détruit nos suppositions et nous fait tout reprendre à zéro.

J'ai eu de grooos soupçons sur un de ces quatre hommes. J'étais presque sûr que c'était lui. Et au final... je me suis fais avoir. Je ne détenais pas la vérité.

En plus de ça, Jacques Expert dénonce le pouvoir qu'ont les médiats. Le mal et les ravages qu'ils peuvent faire. Mais aussi la présomption d'innocence !!

Si vous aimez les roman à énigme ou il faut réfléchir un minimum et si vous n'êtes pas très friand des grosses scènes d'action, ce livre est fait pour vous.
Un bon moment de lecture!

Je vous invite vous aussi à mener votre enquête et tenter de découvrir QUI se cache derrière ce "LUI".

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Jacques Expert - Qui ? - Éditions Sonatine - 320 pages - 25/04/13

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